.:.Chronique.:.

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Young Republic, The

Balletesque

[End Of The Road::2009]

|01 Introduction|02 The Alchemist|03 Black Duck Blues|04 Napoleon Roses|05 Rose Parade|06 Sam Clemens|07 Balletesque|08 The Wolf|09 Bows In Your Arms|10 Tidal Wave|11 Autumn In The Trees|12 Tough Year (Hard Waltz)|

Bon, on ne va pas vous mentir. The Young Republic n'est pas spécialement un groupe extraordinaire. Dans la masse de ce qui sort, on a largement entendu mieux. Cependant, on ne voit aucune raison valable de délaisser ce groupe de huit musiciens bien porté par la voix de Julian Saporiti. Si leur premier album (12 Tales From Winter City) avait une large ossature folk, Balletesque s'en éloigne quelque peu pour approcher quelque chose d'un peu plus pop, entre The Divine Comedy et les Pogues avec une touche de Pixies. Le résultat, sans atteindre des sommets, est tout à fait honnête. La formule fonctionne avec une certaine aisance et on sent un groupe parfaitement rodé. Il peut l'être en même temps. En effet, il douteux que l'on sorte du Berklee College Of Music sans avoir quelques notions de la chose musicale. Ce serait malheureux car Balletesque a tout de même quelques ambitions. Ces ambitions pourront, cependant, venir s'échouer sur notre relative indifférence. En effet, on écoute Balletesque sans trop d'arrières pensées mais sans enthousiasme non plus. Ce disque fait partie de ceux à qui on peut porter une certaine sympathie mais qui, un fois posée, finit par se faire oublier inévitablement.

C'est sans doute là le lot de beaucoup d'albums. Sans être mauvais, Balletesque ne marquera nos mémoires qu'un court instant. Cruel destinée pour The Young Republic qui ne mérite pas particulièrement cela. Pour autant on ne se fait aucune illusion. Le groupe ne dépasse que très rarement les bonnes intentions et il faut dire que c'est réciproque. Ainsi, il faut prendre Balletesque pour ce qu'il est et rien de plus. Il est donc inutile de porter d'improbables espoirs envers Julian Saporiti et ses camarades. Ils sont, pour l'instant, dans un rôle d'outsider et ils tiennent leurs rangs sans trop de problèmes. La suite ce n'est pas à nous de la faire mais bien à eux. Ils n'ont pas besoin qu'on leur fabrique une réputation artificielle qui ne leur serait que préjudiciable. Dans le cas contraire on ne donnera pas cher de leurs peaux. The Young Republic ne sait ce qu'est un succès fulgurant. Ce succès viendra peut-être progressivement. Pour le moment, Balletesque ne fait qu'avancer les pions sur l'échiquier. En attendent un échec et mat.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 14-05-2010

A voir également :

http://www.myspace.com/theyoungrepublic

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