.:.Chronique.:.

Pochette

Cesarians, The

s/t

[Imprint Records::2009]

|01 Q.M.S.D.|02 Flesh Is Grass|03 Running Horse|04 About She Goes|05 Woman|06 Too Soon Is Never Again|07 Dethstar|08 Ratz|09 Marlene|10 Kroatos Cometh|11 Sour Ink|

Faisant suite au single Flesh Is Grass, The Cesarians mené par Charlie Finke nous offre ici un premier album vraiment à la hauteur de ce qu'on espérait. Nous reprenons donc les choses telles qu'elles avaient été laissé après Flesh In Grass. Ambiance fin de siècle et cabaret avec l'ombre d'un Nick Cave qui plane pesament sur les épaules de Finke et des musiciens qui l'accompagnent. Une suite logique, grandiloquente, théatrale, pleine de mimiques et de poses mais on se prête volontiers au jeu tant The Cesarians se montre convaincant et convaincu de ce qu'ils font. On bascule dans un autre siècle, une autre époque, dépourvue de toute électricité ou presque. The Cesarians fait partie de ces rares groupes qui ont banni la guitare électrique, l'instrument par excellence qu'on a cru si longtemps indispensable. En tout cas, pour The Cesarians, l'indispensable se trouve ailleurs. Et cet ailleurs réside dans ces ambiances enfumées de ces bouges d'entre deux guerres où une populace grisée par l'alcool venait oublier la misère de l'époque. De fait, il n'y a pas d'arrogance bourgeoise dans la musique de The Cesarians. Elle apparait comme la revanche des sans grades, des poètes de la rue et des bas fonds.

Ce premier opus est un disque habité qui doit beaucoup à l'interprétation d'un Charlie Finke en grande forme. Il illumine et donne largement le ton de l'album. Les cinq musiciens l'accompagnent à merveille mais on se rend vite compte que la seule et unique vedette reste ce chanteur charismatique et fiévreux. Ainsi, il peut déclamer ses thèmes favoris, ses histoires ethyliques, son obsession pour les femmes et un romantisme noir tout en étant certain que les projecteurs seront nécessairement braqués sur lui. Un peu comme Nick Cave finalement. On y revient, immanquablement. Est-ce que The Cesarians risque de pâtir de cette comparaison ? Il n'y a pas vraiment de soucis à se faire sur ce point là. Peu ont pu suivre le ténébreux australien avec le même talent. The Cesarians font parti de ces rares élus qui se montrent crédibles dans ce rôle de conteurs tourmentés. Puissent-ils tenir comme cela le plus longtemps possible.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 05-05-2010

A voir également :

http://www.myspace.com/thecesarians

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