.:.Chronique.:.

Pochette

Mery, Thomas

Des Larmes Mélangées De Poussière

[Ohayo Records / BS Records::2010]

|01 Aux Fenêtres Immenses|02 Ca|03 Sinal Fechado|

Il y a de cela quasiment sept ans, Thomas Mery, commençait une carrière solo avec un premier ep (I Matter) après une très bonne expérience au sein de Purr. A Ship, Like A Ghost, Like A Cell avait suscité de l’intérêt chez les gens bien informés. Principalement anglophone, son album lui a permis d’avoir une nouvelle reconnaissance, celle d’un artiste exigeant et porté sur des textures éloignées des stéréotypes. Sa nouvelle publication est polyglotte (français, anglais, portugais) et se plait à citer Lénonard De Vinci et Andrei Tarkowski. Sur de longs morceaux intimistes et existentiels, Thomas Mery décline ses humeurs avec un côté littéraire qui rappelle Diabologum (la radicalité en moins) et toute cette frange de musiciens francophones qui ont poussé la logique post-rock jusqu’à l’associer à des textes alambiqués portés sur les états d’âmes de leurs auteurs. Cela avait pu, pour certains, être une certaine icarnation de l’ennui, mais, dans le cas de Thomas Mery, on est impressionné par toute cette charge émotionnelle qu’il imprime à sa musique et ses textes. Une musique tortueuse mais pas torturée. Elle est comme une respiration, elle change au gré des efforts, des sentiments que l’on veut faire passer mais, globalement, c’est une douce mélancolie qui se dégage des confidences de Thomas Mery. En trois titres Mery sonde l’âme humaine, la sienne, la nôtre, s’aide des auteurs du passé et le résultat est plus que convaincant. Il est dommage que la discographie du personnage soit si parsemée. Ses disques sont touchants, tout simplement et on voudrait bien qu’il chuchote quelques volutes sonores un peu plus souvent.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 25-03-2010

A voir également :

http://www.myspace.com/thomasmery

http://www.thomas-mery.net/

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