.:.Chronique.:.

Pochette

Short, Shelley

A Cave, A Canoo

[Hush Records::2009]

|01 Canoo|02 Familiar|03 Time Machine / Submarine|04 Mockingbird|05 Hard To Tell|06 A Cave|07 Racehorse|08 Tab The Old Bell|09 Interlude|10 How Was The Water ?|

Ce qui est bien avec des artistes comme Shelley Short dont le travail n’est quasiment jamais relayé, ou si peu, par les médias hexagonnaux, c’est qu’on ne peut pas les soupçonner de faire partie d’une hype quelconque. On peut le dire sans trop se tromper, Shelley Short si elle connait une petite reconnaissance ailleurs, elle reste quasiment inconnue dans l’hexagone. Elle est loin d’être la seule, on s’en doute. Cependant, ce troisième album de cette originaire de Portland ne doit pas être passé sous silence. Bien que ce ne soit pas un disque des plus exceptionnel, le folk lo-fi de Shelley Short fonctionne bien mieux qu’on ne l’aurait cru. Dans la lignée de ces nombreuses chanteuses qui ont émergé ces dernières années, dont la première d’entre elles à savoir Hope Sandoval, Shelley Short cultive une musique intimiste, minimaliste mais assez éloigné de tout misérabilisme. Faisant la part belle à une musique émotive et mélancolique, l’américaine réussit à convaincre sans vraiment forcer son talent. A Cave, A Canoo tient bien debout et cette exploration en clair-obscur est tout à fait méritoire.

Cependant, il est bon de ne pas s’emballer trop vite à son propos. Certes, A Cave, A Canoo est un bel et bon album, indiscutablement. Pourtant, on redescent assez vite sur terre car elle ne propose rien de franchement mieux par rapport à ses petites camarades. Ce n’est pas un reproche qu’on lui fait mais cela permet de relativiser quelque peu. Il reste néamoins un disque de valeur, au beau ressenti et qui se savoure à chaque instant. C’est ce qu’on devrait retenir finalement. En tout, et même si elle n’est pas une nouvelle venue, Shelley Short reste une découverte des plus appréciable. Sa fragile sensibilité devrait faire mouche chez tout ceux qui savent s’émouvoir sur des artistes du même acabit. De plus, il n’est pas difficile de constater que le jeune femme n’est pas la plus mauvaise dans ce registre. Pour tout dire, on a rarement entendu, dans ce cas de figure artistique, une interprète qui soit à côté de la plaque. Cela a du arriver mais celles-ci ont su se montrer plus que discrètes. Tant mieux, cela permet de mettre en avant une Shelley Short qui le mérite vraiment.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 22-03-2010

A voir également :

http://www.myspace.com/shelleyshort

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