.:.Chronique.:.

Pochette

Green, Adam

Minor Love

[Rough Trade::2010]

|01 Breaking Locks|02 Give Them A Token|03 Buddy Bradley|04 Goblin|05 Bathing Birds|06 What Makes Him Act So Bad|07 Stadium Soul|08 Cigarette Burns Forever|09 Boss Inside|10 Castles And Tassels|11 Oh Shucks|12 Don't Call Me Uncle|13 Lockout|14 You Blacken My Stay|

Depuis l’expérience des Moldy Peaches, partagée avec Kimya Dawson, et qui l’a mené à la postérité, Adam Green a enchainé les productions en faisant plus que ravir son entourage proche. Depuis 2002, le baladin new-yorkais n’a donc pas chômé et c’est après une crise personnelle que Minor Love a été réalisé. Une crise amoureuse qui l’a emmené dans des excès alccolisés qui auraient pu lui être fatals. Cependant, l’envie de chanter, de créer à été la plus forte et lui a permis de sortir la petite déchéance dans laquelle il s’était réfugié. Un besoin vital. Comme un Lou Reed moderne ou un Jonathan Richman plus rock’n’roll, Adam Green viens nous rappeler qu’il est avant tout un song-writer de génie et qu’il reste un grand séducteur décadent devant l’éternel. Pourtant, Minor Love a tout l’air d’un album apaisé où les ballades s’enchainent avec un détachement et une assurance qui frisent l’insolence. Mais cela a toujours été un peu ainsi avec lui. Adam Green vous regarde un peu de haut mais, finalement, il y a chez lui un côté affectif qui ne se dément pas.

Anti-héros par excellence, l’américain est pourtant au rendez-vous. Minor Love est tout à fait le type de disque que l’on attend de lui. Sa voix de simili-crooner se prête à merveille à ces chansons qui vous parlent intimement et qui vous rappellent immanquablement toute une foule de chanteur qui ont eu ce genre de détachement, cette approche mélodique concise et profondément adulte. On pense à nouveau à Lou Reed, Jonathan Richman mais aussi, pourquoi pas, Léonard Cohen, Scott Walker et tant d’autres qui ont mené un combat, peut-être inconscient, de la standardisation de le chanson. Minor Love n’est peut-être pas le meilleur album d’Adam Green mais il est celui qui lui permet de relever la tête. Cette dernière peut désormais se tenir bien haut car cette petite collection réponds parfaitement à nos attentes. Adam Green renait et, à bientôt 29 ans, il apparait de plus en plus comme un maillon essentiel, voire indispensable, à la culture rock dans son ensemble. Qui dira le contraire, se trompera de combat.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 21-03-2010

A voir également :

http://www.myspace.com/adamgreen

http://thelakeroom.com/

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