.:.Chronique.:.

Pochette

Moto, Clara

Polyamour

[InFiné::20101]

|01 Emory Bortz|02 Alma|03 Deer And Fox|04 Glove Affair|05 Song Of Exhaustion|06 Goodnight Twilight|07 Joy Of My Heart|08 Three Minutes|09 Silently (edit)|10 Take A Second|11 The Opposite Is Also Wrong|

Clara Moto est originaire de Graz. Clara Moto aime les vyniles. Clara Moto partage sa vie entre Berlin et l’Espagne. Clara Moto fait de la musique électronique. Etonnant, non ? Le parcours de la jeune femme n’est pas si différent que ceux de ses camarades germanophones qui exercent leurs talents dans la même sphère d’influence. Un démarrage en amateur avec des amis étudiants, une notoriété naissante, une résidence à Vienne, use quelques scènes et la rencontre d’une personne providentielle (en l’occurrence Agoria, heureux propriétaire de InFiné) qui va propulser la jeune femme sur le devant de la scène électronique mondiale. Polyamour, son premier album, démontre que la jeune a de l’avenir tout en n’oubliant pas ceux qui l’ont accompagné par le passé comme Mimu, avec qui elle a partagé ses platines sur plusieurs sets et qui, ici, participe à trois morceaux. Le maxi Glove Affair, sorti en 2007, avait quelque peu attiré l’attention et la suite n’a fait que confirmer les bonnes vibrations insufflées par la jeune femme.

La house minimale de Clara Moto prend toute son expression avec Polyamour. D’une manière sensible et sensuelle elle peut se montrer autant groovy (Take A Second) qu’intimiste (Goodnight Twilight). Son amour pour la musique électronique, les formes souples et organiques font de cet album une bouffée d’air frais dont on avait bien besoin. Polyamour, le bien nommé. Elle démontre que ses attirances musicales sont multiples et qu’elles s’incarnent chez elles sans vraiment d’interdits. Voilà donc un disque qui fonctionne au feeling et dont la féminité, complêtement assumée, rappelle parfois les productions du label Monika Entreprise. Clara Moto nous fait donc par d’une house minimale émotive mais qui, également, nous rassure, nous réconforte et nous propulse dans une bulle de bonheur dont on ne souhaiterait ne jamais sortir. Pendant un court moment on parvient alors à toucher une utopie qu’on croyait bien avoir disparu des esprits. Clara Moto flirte avec la perfection, tout simplement.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 17-03-2010

A voir également :

http://www.myspace.com/claramoto

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