.:.Chronique.:.

Pochette

Vampire Weekend

Contra

[XL Recordings::2010]

|01 Horchata|02 White Sky|03 Holiday|04 California English|05 Taxi Cab|06 Run|07 Cousins|08 Giving Up The Gun|09 Diplomat's Son|10 I Think Ur A|11 Contra|

On ne peut désormais plus passer à côté. Les plus pessimistes avaient parié sur un épiphénomène qui aurait du durer que le temps qu'on se lasse de leur premier album. Seulement voilà, le buzz a duré plus longtemps que prévu et la parution de Contra n'arrangera rien à l'affaire. Vampire Weekend est donc l'un des groupes dont on aura le plus parlé ces deux dernières années. Que l'on aime ou que l'on déteste et ce quelles que soient les raisons, personne ne pourra dire qu'il ne se passe pas quelque chose d'insolite autour du groupe d'Ezra Koenig. Il faudra leur concéder au moins cela : ils auront, en deux albums, redonner un bon coup de fouet à une indie pop en dormance. Le genre d'état végétatif qui avait finit par nous rendre fataliste. Pourtant la formule de Vampire Weekend n'est pas aussi ébouriffante que cela. De bonnes mélodies, un peu d'électronique, un peu d'africanisme et le tour est joué. Le tour de force du groupe réside dans le dosage et la symbiose qu'il opère entre les différentes sources sonores. Vampire Weekend donne un équilibre parfait à tout cela et une clarté pop tout à fait étonnante. Vampire Weekend c'est comme une douce sucrerie mais qui a ce côté un peu précieux et que l'on ne souhaite pas offrir au premier lourdeau venu.

Contra est comme un révélateur pour le groupe. Il vient damer le pion à tous leurs détracteurs en prouvant que les américains étaient capable de faire aussi bien que leur premier opus. On reste sur un status quo qui, quoi qu'il arrive, sera en faveur de Vampire Weekend. Mieux (ou pire, c'est selon le côté duquel on se situe), la formation risque d'étendre son influence avec ce disque dont la fraicheur est à l'extrême opposé de toute arrogance. Il ne manquerait plus que ça. On a déjà eu Oasis dans ce registre de soit disant meilleur groupe du monde et cette insupportable attitude de poseurs. Avec Vampire Weekend et Contra cette impression disparait. Pas de tête enflée ici et encore moins de pétage de plombs grandiloquant. Ezra Koening et ses camarades se contentent de faire les choses comme à leur habitude, simplement (du moins en apparence) et avec ce sentiment ingénu d'une jeunesse flamboyante. Escroquerie ou véritable bouffée d'oxygène, les Vampire Weekend continueront à faire parler d'eux. Choisissez votre camp.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 26-02-2010

A voir également :

http://www.myspace.com/vampireweekend

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