.:.Chronique.:.

Pochette

Black To Comm

Alphabet 1968

[Type::2009]

|01 Jonathan|02 Forst|03 Trapez|04 Rauschen|05 Musik Für Alle|06 Amateur|07 Traum GmbH|08 Houdini Rites|09 Void|10 Hotel Freund|

Marc Richter n'a pas vraiment perdu de temps. Depuis Rückwärts Backwards (2006), il a eu tout le loisir de faire une Collaboration avec Datashock, des splits avec Aosuke puis Machinefabriek, quelques ep et trois autres albums sortis sur Dekorder et Digitalis. Alphabet 1968 est donc son cinquième lp en quatre ans. Une belle performance dans l'absolu mais si on la ramène au petit monde de la musique expérimentalo-ambient-abstraite cela revient à la moyenne globale. Quoiqu'il en soit Black To Comm, bien qu'il ait conservé une approche similaire à son premier album (ambient, drone, field recordings et ajouts d'instruments acoustiques), est toujours aussi inspiré. Album complexe nous renvoyant des séquences sonores dont les reliefs sont plus que variés, Alphabet 1968 est tout à fait prenant et passionnant. Si il est bien souvent catalogué comme un disque d'ambient on décèle chez lui des genres différents qui vont de la noise à la techno en passant par l'avant-garde, l'exotica ou la musique nouvelle. Un morceau comme Forst résume parfaitement ce sentiment. On y trouve des approches diverses qui se mèlent, qui s'entrecroisent, se séparent pour se rapprocher finalement. Il n'y a rien de pré-définie chez Black To Comm. Rien de prévisible en tout cas.

Alphabet 1968 est cette sorte de nébuleuse qui commence par dérouter mais qui parvient, quoiqu'il arrive, à retenir votre attention. Il faut dire que ce disque a été un peu difficile à concevoir. Marc Richter a du avoir besoin de beaucoup d'heures d'enregistrements provenant de divers petits instruments et de gamelan ainsi que des boucles sonores issus de vinyls 33 et 78 tours. On ne sait si le résultat a dépassé les espérances de Richter mais, en tout cas, il dépasse largement les nôtres. Alphabet 1968 a beau être assez sombre et, sans doute, à rapprocher de la famille industrielle, il demeure un moment d'écoute tout à fait fascinant tant sa richesse et sa variété donne matière à ouvrir des espaces nouveaux. Il se peut que ce disque en laisse quelques-uns sur le carreau mais il faut avouer qu'il exerce une attirance presque inexplicable. On peut éviter de se poser des questions et apprécier les efforts de Richter à leurs justes valeurs. Et ces dernières sont, à mon sens, inestimables.

note : 9

par Fabien, chronique publiée le 03-02-2010

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http://www.myspace.com/legostar

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