.:.Chronique.:.

Pochette

Tempelhof

We Were Not There Fo The Beginning, We Won't Be There For The End

[Distraction::2009]

|01 Ten Years After|02 Fatal Familiar Insomnia|03 Aquaplaning|04 Berlin|05 Enjoy Neukölln|06 The Black Calypso|07 Frequency|08 Song For Lily|09 Alice|10 We Were Not There For The Beginning, We Won't Be There For The End|

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais depuis quelques temps, l'Italie nous fournit tout un lot de nouveaux artistes qu'on aurait même pas soupçonné il y a quelques années et qui viennent égayer nos journée. La péninsule se réveille ou plutôt elle s'exporte enfin. On ne peut être que gagnant dans l'histoire car, jusqu'ici, nous n'avons pas eu à regretter grand chose. Dernière preuve en dâte, ce duo italien formé il y a de cela deux ans par Luciano Ermondi et Paolo Mazzacani qui nous délivre un premier album inspiré. Avec un nom pareil, on aurait pu croire que Tempelhof soit de nationalité germanique. Il n'en est rien. Ce nom vient tout simplement d'un voyage réalisé en Allemagne par Mazzacani pour voir une amie peintre (Mizzi Stratolin qui a aussi produit la pochette de l'album) qui habite à Neukölln, près du vieil aéroport de Berlin, le Tempelhof. La filiation avec le pays d'outre Rhin s'arrête sans doute là. Rien, dans la musique de Tempelhof, ne rappelle, en effet, les élans germaniques que l'on a l'habitude d'entendre dans l'électronique. C'est le côté symbolique de cet aéroport qui a d'abord intéressé les deux hommes (vitrine du nazisme, le site est, par la suite, devenu une sorte d'incarnation "de l'espoir et de la liberté").

Musicalement, Tempelhof puise son inspiration dans le cinéma et les vidéos d'art. Une influence vite identifiable étant donné que le caractère cinématique est présent en permanence sur ce premier opus. Sentimentalisme, orchestration fouillée, rêverie, prise d'altitude tels sont les ingrédients qui ressortent le plus souvent dans le savoir faire de Tempelhof. Clairement, c'est bien d'un cinéma moderne, passionné et imprégné de technologie qui motive les deux hommes. Nous sommes donc assez éloigné des Morricone, Horner, Barry et autres Herrmann. Il n'y a donc pas, ou pas vraiment, de relents nostalgiques mais plus des formes sonores portées sur l'avenir. Sans être véritablement être dans un cadre avant-gardiste, Tempelhof produit une musique qui a intégré son époque et qui ne sent ni le revival ni l'opportunisme de bas étage. We Were Not...est un album aux belles valeurs mélodiques et sensibles. Richement construit, il évite tout simplisme et les figures imposées. Libre comme l'air Tempelhof réussit haut la main son examen de passage et sans donner la sensation de forcer réellement son talent. Un gros potentiel donc...

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 02-02-2010

A voir également :

http://www.myspace.com/tempelhofband

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