.:.Chronique.:.

Pochette

Toboggan

Picket fences

[gentlemen::2002]

C’est en retard que nous chroniquons ce premier album des Suisses de Toboggan. Mais vous connaissez le proverbe. Ce « Picket Fences » ne pouvait être évincé de notre rubrique chroniques.

Ce groupe formé en 1996 à Lausanne (Suisse) joue un rock alternant parties instrumentales et chant doux et langoureux. Le style de musique que l’on peut cataloguer post rock. Je pense qu’il faut faire attention à cette appellation, qui pourrait vite se retrouver au même titre que l’emo dénuée de sens. Toboggan joue donc un rock en général instrumental. Quand le chant prend place, c’est qu’il semble nécessaire. Le trio fondé par Valérie Niederoest (guitare, chant) et Maude Oswald (basse) contourne toutes les facilités du rock actuel.

Aucun morceau ne se retient, aucun ne vous reste en tête et vous entête une journée entière. Mais ce qu’a réussi à créer Toboggan, c’est une alchimie de guitares douces qui s’entrecroisent sans cesse. Elles se mêlent, se démêlent, paraissent même parfois fausses à la première écoute, mais s’avèrent finalement être de toute beauté. Les compositions des Lausannois sont toutes à la limite du surplus expérimental. Mais ne débordent jamais. Il faut être amateur du style pour aimer Toboggan. Il est difficile d’entrer dans le disque, mais une fois apprivoisée, l’écoute n’en est que meilleure. Le deuxième album du trio devrait arriver bientôt.

Espérons qu’il suivra la ligne tracée par « Picket Fences ».

note : 8

par dorian, chronique publiée le 15-10-2003

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