.:.Chronique.:.

Pochette

Edwards, Jason

Doldrums

[Kill The DJ::2009]

|01 Mystic Fandango|02 Sun Melt|03 John Brown|04 oo|05 We Were All Aglow|06 Holy Doom|07 Oghulum|08 No Name|09 Bogie Man|10 Doldrums|11 Tambourine|

Il y a deux ans Jason Edwards était sorti un peu de nulle part pour nous offrir un Ouest qui avait été salué un peu partout. Américain à Paris, notre homme a pas mal bourlingué, essayant différents métiers, essuyé quelques galères, avant de se consacrer à celui de musicien et de songwriter. Nous n'avons d'ailleurs pas à le regretter car ce nouvel opus démontre que Jason Edwards est bien quelqu'un qui évolue de la médiocrité de nombreux folkeux sans imagination. Entre Bob Dylan et Léonard Cohen avec quelques touches de Pascal Comelade ou de Velvet Underground, Jason Edwards nous présente un album sobre, sincère, sans maniérismes et clichés. Cette simplicité, cette mise à nue c'est un peu sa marque de fabrique. Ne croyez pas que cela soit une pose ou un calcul de sa part. Jason Edwards est naturellement comme cela, produisant une musique alt-folk nonchalante, un peu bohème avec ce sentiment que le bonhomme est sur le point de perdre pied. Mais il s'accroche et en a vu d'autre. Edwards est marqué par la vie et il n'est pas né de la dernière pluie. Doldrums est ainsi fait. On ressent une grande profondeur d'âme dans les chansons qui le compose, une humanité qu'on ne rencontre pas beaucoup. Celle-ci illumine le disque et la flamme qui l'anime ne semble pas vouloir s'éteindre de sitôt.

Comme quoi, il n'est pas difficile de distiller une forte émotion sans faire usage d'artifices pour donner le change. Parfois seul avec sa guitare ou accompagné de quelques musicien Jason Edwards mise par la force intrinsèque de ses morceaux. Ceux-ci, magnifiquement écrits, ne nécessitent aucunement qu'on les gonfle à la testostérone. C'était déjà le cas sur Ouest et la formule poursuit son court sur Doldrums. Un album qui ne paye pas de mine à première vue. Les morceaux ne vous sautent pas aux oreilles dès les premiers instants mais elles finissent par convaincre et vous emmener bien plus loin qu'on ne l'aurait cru. En même temps nous ne sommes pas vraiment étonné. Ouest était déjà une belle satisfaction à ce niveau et on savait Edwards capable de rééditer l'exploit. Le contraite eut été une cruelle déception car il est bien l'un des seuls sur la planête folk actuelle à ne pas sentir la récupération. Profitons-en.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 06-01-2010

A voir également :

http://www.myspace.com/jasonedwardsktdj

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