.:.Chronique.:.

Pochette

Omo

The White Album

[LoAF Recordings::2009]

|01 Live Show|02 2PM|03 Rov|04 Oversized|05 König|06 Tea Break|07 Her Body|08 Fish In The Tin|09 Hairy Bastard|10 Advantage|11 Turtle Neck|12 Novi Sad|

A la première écoute de The White Album le premier réflexe fut d’avoir en tête l’image d’une rencontre improbable entre Stereolab et Wire (époque The Ideal Copy). L’idée, en soit, n’était pas mauvaise mais en se penchant plus attentivement sur le cas Omo on se rend vite compte que le champs d’action du duo est bien plus vaste. Les deux anciens de Karamasov que sont Berit Immig (qui est aussi membre des inestimables The Chap) et David Muth forment un duo tout à fait iconoclaste, élaborant une pop cérébrale qui a ce mérite de n’avoir aucune arrogance mal placée. Dans la bio fournie avec le disque on nous parle de Laurie Anderson ou de Young Marble Giants. Je n’y avais pas forcément pensé mais cette idée, elle aussi, se tient largement. En tout cas cela prouve au moins une chose. Omo est clairement ancré dans une pop 80’s qui sortait du mainstream chic et clinquant mais tentait de donner une sorte d’intellectualisation à la chose. De fait on est toujours dans cette forme de non-chant, que ce soit pour Immig ou Muth, et dans des formes mélodiques assez tordues mais qui n’oublient pas pour autant que la souplesse est aussi l’un des maîtres mots de la pop.

Ainsi, et avec des moyens réduits à la portion congrue, Omo arrive à nous pondre un petit miracle électro-pop qu’on n’attendait plus. En effet, depuis quelques temps on semblait un peu s’enliser dans cette veine et là, en l’espace de douze morceaux, le duo redonne un peu de souffle, ouvrant de nouvelles pistes tout en rappelant que les 80’s n’ont pas encore délivré tous leurs secrets. L’esprit de The Chap est également assez présent sur ce disque. On y reconnaît cette capacité à rendre simple un ensemble sonore à priori complexe et tortueux. Cela semble enfantin comme cela mais il n’en est rien. Ce disque n’a rien d’une sucrerie ou d’une coquille vide. En restant accessible Omo évite également de rentrer dans le cercle des artistes trop arty. Le groupe est à mi-chemin et c’est une situation qui leur va à merveille. Omo a fait la synthèse de ce que pouvait être une musique populaire et une autre plus élitiste. Un peu comme The Chap en somme. Il n’y a pas de hasard.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 17-11-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/omomusik

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