.:.Chronique.:.

Pochette

Zoot Woman

Things Are What They Used To Be

[Citizen::2009]

|01 Just A Friend Of Mine|02 Lonely By Your Side|03 More Than Ever|04 Saturation|05 Take You Higher|06 Witness|07 Lust Forever|08 M.E.M.O.R.Y.|09 We Won't Break|10 Things Are What They Used To Be|11 Blue Sea|12 Live In My Head|

Depuis Living In A Magazine, Zoot Woman n’a jamais pu vraiment confirmer le bien que l’on pensait d’eux. Enfin, surtout de Stuart Price puisque en tant que figure emblématique du groupe et connu sous les noms de Les Rythmes Digitales, Jacques Lu Cont ou Thin White Duke, c’est principalement autour de sa personne que les regards sont portés. Il ne s’agit pas de dénigrer le rôle de ses deux camarades (Johnny et Adam Blake) mais il est indéniable que, du fait de ses multiples expériences, il soit le centre de toutes les attentions. Quoi qu’il en soit, après un deuxième album sans surprises, Zoot Woman revient après six ans de silence avec un Things Are What They Used To Be dont la signification sied parfaitement à la situation. Stuart Price est connu pour sa fixation obsessionnelle pour les sonorités électro des 80’s. Living In A Magazine en était un exemple frappant, contribuant largement en 2001 à sortir du gouffre une musique jusqu’alors honnit de tous (ou presque). Finalement, les choses n’ont pas vraiment changé. Zoot Woman est toujours ancré dans cet électro-pop, une new wave subtile avec les moyens d’aujourd’hui. Ce n’est rien d’autre que cela mais le groupe a toujours répondu présent à chacun de leur album.

Things Are What They Used To Be est le disque que l’on pouvait s’attendre à avoir. Ni bon, ni mauvais, de bonnes idées, des chansons qui sont au-dessus de la moyenne, ce disque reste dans la droite lignée de Living In a Magazine. Le groupe semble resté bloqué au même endroit sans savoir comment il pourrait s’en sortir. Alors oui, Zoot Woman fait du sur place mais il semblerait que Stuart Price et ses camarades n’aient pas encore fait le tour complet de la question 80’s. Celle-ci est vaste, on en convient mais est-ce nécessaire de s’obstiner ? Ce nouvel album laisse à penser que l’on peut encore un peu continuer l’aventure sans prendre le risque d’une overdose fatale. Il n’y a donc pas vraiment de déception ici mais pas non plus de réelle révélation. Zoot Woman est à son niveau, ni plus ni moins. Est-ce vraiment étonnant ? Pas le moins du monde. On a rarement vu Stuart Price changer son fusil d’épaule. Alors pourquoi aujourd’hui ?

note : 6.5

par Fabien, chronique publiée le 12-11-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/zootwoman

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