.:.Chronique.:.

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Various Artists

Catalogue

[Space Factory::2009]

Voilà, on ne peut pas être plus clair. Quand on intitule un projet comme celui-ci par Catalogue c’est qu’on n’a pas envie de prendre en traître son auditoire. Ainsi ce double album proposé par le label de David Carretta est un panorama des artistes qui ont marqué la structure. Des inédits, des morceaux disponibles que sur vinyles ou un peu partout, on a largement le choix ici ainsi qu’une image assez fidèle de la liberté de ton opéré par Space Factory depuis sa création. Si on retrouve naturellement David Carretta et Nomenklatür, c’est aussi l’occasion rêvée pour découvrir (ou redécouvrir) les Dancepig, Plastique De Rêve, Adriano Canzian, Crackdown, Gesaffelstein… Le gros avantage de Catalogue réside dans le nombre conséquent d’inédits, un choix cohérent dans l’ensemble de la sélection et l’invitation d’artistes qui, bien que non signés sur Space Factory, ont des atomes crochus plus qu’évidents avec le label du légendaire moustachu. Rien a jeter, donc, dans cette compilation qui transpire une électro sans complexe et détaché de tout impératifs stylistique. Nous sommes là pour prendre du plaisir et rien d’autre, sans arrière pensée, sans calculs de bas étages. Si pari il y avait, il est évident que celui-ci est tenu et haut la main.

Après, Catalogue n’est sans doute qu’une compilation à ranger parmi tant d’autres mais celle-ci renforce l’idée que Space Factory n’est pas un label comme les autres. Pou ceux qui y verraient un prolongement logique à International Deejay Gigolo n’auront peut-être pas tout à fait tort. Cependant, David Carretta et ses petits camarades semblent avoir trouvé le souffle qui manque cruellement aux allemands depuis quelques temps. La Gigolo team est pourtant loin d’être morte mais il apparaît qu’elle tourne un peu en rond et peine à redonner à peu d’éclat à son image. Au contraire, Space Factory a de la poigne et leurs dernières sorties (ce Catalogue inclus) prouvent qu’on peut y aller sans avoir peur de se tromper. David Carretta est donc fidèle à sa réputation et montre qu’il ne s’est pas trompé en fondant Space Factory. Mais s’est-il au moins une fois trompé, musicalement parlant ? Pas sur.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 30-10-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/spacefactory

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