.:.Chronique.:.

Pochette

Tidwell, Cortney

Boys

[City Slang::2009]

|01 Solid State|02 Watusii|03 Son & Moon|04 Being Crosby|05 Oslo|06 So We Sing|07 Palace|08 Bad News|09 Oh, China|10 17 Horses|11 Oh, Suicide|

Après avoir fait ses armes pour le label Ever avec l’album Don’t Let Stars Keep Us Tangled Up, Cortney Tidwell passe au cran au dessus avec Boys en se faisant un place sur le très estimé City Slang. Sur le principe, et par simple prudence, tout ce qui est signé sur un label de renom n’est pas forcément de première qualité. Ne connaissant pas vraiment cette chanteuse c’est sans attente particulière que je me suis mis à écouter Boys. Ce dernier n’est pas une grosse surprise mais il faut reconnaitre que Cortney Tidwell sait charmer son monde. Solid State, qui ouvre l’album langoureusement, incite à poursuivre l’aventure tant on y croise tous les ingrédients qui font de la jeune femme autre chose qu’un imposteur. L’Américaine a la grâce et l’inspiration, de celles qui donnent à un disque une empreinte indélébile et qui vous fait vibrer la corde sensible sans que vous puissiez vous l’expliquer. C’est peut-être là le secret. Comment donner une description de l’inexplicable ? Les chansons de Cortney Tidwell sont tout de suite indentifiables et les sensations qu’elles provoquent vous parcourent l’échine comme un agréable frisson.

Souvent comparée à Mazzy Star (Palace), Björk (Son & Moon) ou Cocteau Twins (Oslo), Cortney Tidwell appartient sans doute à la même famille. Une cousine, tout au moins, qui aura cette intelligence d’être autre chose qu’une copie conforme sans saveur. Ce qui est certain c’est qu’elle est absolument de son temps et elle utilise cette carte à merveille. Pas de revival poisseux ici et encore moins d’opportunisme de bas étage. Elle impose sa personnalité, regarde clairement devant elle et donne à croire qu’elle n’est pas prêt de s’arrêter en si bon chemin. Boys, aussi abouti soit-il, n’est sans doute qu’un tremplin. Et quel tremplin ! Aucun faux pas n’est à déplorer et il n’est pas difficile d’admettre que Boys est un disque pleinement accompli faisant se succéder des chansons à haute teneur émotionnelle. Quel que soit le registre qu’elle entreprend (elle peut s’incarner en toute simplicité avec une guitare acoustique – Being Crosby – ou choisir les montées d’adrénaline – Palace) elle est toujours dans un ton juste sans oublier cette touche sensible qui vous désarme à coup sur. Il n’y a rien à dire de plus, finalement. Ce qui est évident n’a pas besoin de trop longs discours.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 14-10-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/cortneytidwell

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