.:.Chronique.:.

Pochette

Dark Wooden Cell

Old Belfry Landlady

[Autoproduction::2009]

|01 The Stairs|02 Sunday Killers|03 How To Fly|04 Fellow Creatures|05 Another Feast|06 Mine|07 Rustles Of Ground|08 Father's Olympus|09 Last Summer|10 Nine Shots To Kill The Tunes|11 Shelter|

Il n’est pas toujours évident de se faire connaitre. A tel point que le tourangeau Mike Gory (déjà membre du groupe Kraken Oxen) a choisi de diffuser gratuitement le premier album de son projet solo Dark Wooden Cell. Certes, il n’est pas seul dans son cas mais cela montre ô combien il est parfois nécessaire de faire des concessions de cet ordre. C’est le moyen des sans grades pour avoir une existence que ce soit sur le web ou ailleurs. L’idée qui circule que ce sont des artistes sans génie qui n’ont pu se faire signer par un label font fausse route. C’est certainement plus compliqué que cela. Surtout, quand on écoute Old Belfry Landlady, on se rend compte que Mike Gory est assez loin d’être un tâcheron de bas étage. Disque relativement sombre et à la limite du chamanisme il fait parfois penser à cette vague cold wave des années 80 mais dans une veine plus acoustique. On serait tenté de dire que ce que fait Dark Wooden Cell est du dark folk mais cela semble, tout de même, assez éloigné de ce qu’ont pu faire Death In June ou Sol Invictus. En tout cas, ils n’ont pas les mêmes obsessions.

Ce qui est certain c’est que Mike Gory, bien qu’épaulé par deux autres membres de Kraken Oxen, vient de réaliser un album dont la profondeur et la beauté est indéniable. Certes, il y a surement quelques défauts à gommer mais l’essentiel est là. La froideur générale qui règne sur cet album ne doit pas être un frein. Bien au contraire c’est bien là que réside toute l’âme de la musique de Dark Wooden Cell, dans un esprit détaché et intemporel. Nous sommes dans la recherche d’un ressenti qui se garde de toute surenchère. Sans trop d’exubérance Mike Gory s’exprime dans une veine qui nécessite une attention accrue. En effet, on ne s’imprègne pas tout de suite des morceaux de Dark Wooden Cell. Il faut insister, y revenir pour, finalement, se laisser porter par cette vague glaciale et mélancolique. Un disque tout à fait hivernal mais prometteur.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 16-09-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/darkwoodencell

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