.:.Chronique.:.

Pochette

AutoKratz

Animal

[Kitsuné::2009]

|01 Always More|02 Stay The Same|03 The Indians Are Winning|04 Speak In Silence|05 Can't Stand Without|06 What You Want What You Got ?|07 Can't Get Enough|08 Gone Gone Gone|09 Past Your Heart|10 Human Highway|11 Last Show|

Pour taper, ça tape. David Cox et Russel Crank ne font pas dans la dentelle mais cela on le savait déjà si on avait suivi les premiers épisodes. Auteurs de quatre singles qui ont été ensuite compilés sur Down & Out In Paris & London, ils publient ici leur premier sur le label très tendance Kitsuné. L’idée est simple : une techno-pop puissante avec en point de mire The Chemical Brothers, Underworld, Daft Punk…bref, tout ce qui a pu compter dans les années 90 et qui a largement contribué à populariser la musique électronique en lui donnant une image un peu autre que ce les légendes populaires ont pu véhiculer comme clichés. A y regarder de plus prêt, AutoKratz creuse un sillon qui, aujourd’hui n’intéresse pas grand monde. Il est d’ailleurs de bon ton de ne pas trop donner comme référent les artistes sus-cités. Non pas qu’on en ait honte mais tout simplement qu’ils sont considérés comme dépassés quand on ne les qualifie pas d’imposteurs. AutoKratz ne se pose pas autant de questions existentielles et a certainement moins de scrupules. Cependant, on peut se poser la question de savoir si un disque comme Animal est vraiment pertinent à notre époque.

De toute façon il y a-t-il vraiment de la pertinence dans la musique actuelle ? En effet, elle n’a jamais été aussi variée, chacun essayant de jouer sa carte soit de manière traditionnelle, soit en espérant un miracle Myspace ou Twitter, soit en mettant à contribution le public sur des sites participatifs (ce qui, pour l’instant, ne nous a pas apporter que du bien). Désormais, et en quelques clics, nous avons accès à une profusion de production, du tout et du n’importe quoi, de la divine surprise au pire étron sonore. Alors pourquoi ne pas donner une chance à AutoKratz, d’autant plus que ce n’est pas le truc le plus pourri écouté ces derniers temps. A Kitsuné, on a su déceler chez ce duo une réelle machine à tubes, une mécanique séduisante et décomplexée. A l’évidence Animal est un album jouissif qui n’est pas fait pour la réflexion. Un mélange de techno bourrin et de subtilité mélodique est plutôt l’image la plus précise que l’on peut se faire de cet album. Le problème est qu’Animal risque d’être seulement un disque de saison qui supportera mal les affres du temps. Autant se dépêcher car il n’est pas dit que l’année prochaine vous oserez jouer ce disque sur votre platine.

note : 6.5

par Fabien, chronique publiée le 06-09-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/autokratz

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