.:.Chronique.:.

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Various Artists

Fabric 47 : Jay Haze

[Fabric::2009]

Justin McNulty est certainement plus connu sous le nom de Jay Haze mais on l’aura également croisé sous les pseudos Fuckpony, The Architect ou Sub Version. Autant dire que le personnage a sorti un nombre impressionnant de disques mais que, à contrario, le procédé n’est pas plus étonnant que cela. En tout cas cela lui aura permis de travailler avec bon nombre de labels et non des moindres (Bpitch, Soma, Playhouse, Get Physical, Kitty-Yo, Shitkatapult…) ce qui ne l’empêche aucunement de diriger ses propres labels (TuningSpork, Contexterrior). C’est à se demander s’il trouve encore du temps pour dormir. Il en a pourtant trouvé pour concocter ce quarante-septième volume de la série Fabric. Une nouvelle pièce à l’édifice de la structure britannique qui renforce tout le bien que l’on pense d’elle. Si ce mix n’a rien de spécialement révolutionnaire il met en exergue une culture solide du mix et de la musique house avec des morceaux qui incluent avec bonheur des sonorités dub, soul, funk et même du spoken word en reprenant un titre des essentiels The Last Poets. Egalement si il intègre logiquement des titres de sa propre compositions sous le nom de Jay Haze (dont un en collaboration avec Ricardo Villalobos) et de Fuckpony, il laisse la part belle à d’autres comme Alex Celler, Miss Fitz, Johnny Fiasco ou Michal Ho.

Même si cela tient de l’œuvre de commande, Jay Haze tient ses engagements en nous présentant un mix plus que respectable. Le but n’est clairement pas de donner un nouvel élan à un genre qui a largement fait ses preuves au fil du temps. On est bien dans une recherche du plaisir de l’écoute, de partager de bonnes sensations et de mettre en avant des artistes qui mérite un peu plus que l’anonymat. Jay Haze parvient agréablement à nous surprendre dans ce genre d’exercice. Ce Fabric47, remarquable d’homogénéité, s’écoute d’une traite, sans lassitude et sans prendre conscience de la durée du mix (73 minutes quand même). Qu’on se comprenne bien. En aucun cas ce Fabric47 doit être pris comme un disque par défaut pour Jay Haze. Il dénote un état d’esprit qui suggère une certaine souplesse dans l’approche de la musique house. Jay Haze représente ici une musique décontractée mais qui ne succombe jamais à la facilité. Un disque intègre.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 29-08-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/tharealjayhaze

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