.:.Chronique.:.

Pochette

James, Charley

Atom Hurt Mother Earth

[Autoproduction::2009]

|01 Le Conte Des Contes - Tribute To Youri Norstein|02 NAM - To Einstürzende Neubauten|03 TPOW - Tribute To Mecano|04 S'S - Tribute To Dany Elfman|05 John Balance Is Dead & Charley James Is Sick|06 LWTUAA - Tribute To Joy Division|07 DL - Tribute To Laibach & Fréhel|08 U - Tribute To Genesis P.Orridge|09 RFH - Tribute To The Sisters Of Mercy|10 NM - Tribute To The Swans|11 Atom Hurt Mother Earth - Tribute To Bhopal|12 SM - Tribute To Anton Dvorak|13 EK - Tribute To Leonard Cohen|

Charley James aime les années 80. Charley James aime la musique tout court. Il aime les artistes maudits, les déviants, les borderline, les hors castes. Cela valait bien une mise au point histoire de dire que les 80’s ne furent pas seulement que le post punk et la new wave et qu’au-delà de cette décennie honnie on peut lui associer des artistes ou des compositeurs de manière tout à fait inattendu. Ainsi Charley James associe sur DL Laibach et Fréhel. Fallait oser. La raison d’une telle mise en rapport est sans doute pour nous, commun des mortels, un peu obscur et difficile à cerner mais cette idée en vaut bien d’autres. Un dépassement des années 80 qui tient aussi dans le titre de l’album qui fait référence à Pink Floyd et Mother Earth deux combos qui ont connus leurs meilleures heures de gloires à la fin des 60’s jusqu’au milieu des 70’s. On peut alors interpréter cela de manière tout à fait différente. Charley James voit-il dans toutes ces références une suite logique ou une opposition frontale entre des conceptions musicales finalement, assez éloignées ? Nous sommes sans doute à la frontière entre les deux solutions et il n’est guère aisé ici de se positionner clairement.

En premier lieu chaque morceau est un hommage appuyé aux formations avant-gardistes qui auront marqué les 80’s. De Joy Division à John Balance (Coil) en passant par Einstürzende Neubauten, Genesis P.Orridge (Throbbing Gristle, Psychic TV), Swans ou Mecano (le groupe de Ton Lebbink et non le très terne groupe Espagnole coupable de grosses guimauves pendant plus de 15 ans), Charley James a pris soin de choisir les plus emblématiques et de les mettre en valeur avec une musique à haute teneur industrielle, expérimentale et électro-cyber. Cependant il arrive à en faire de même avec Danny Elfman, Anton Dvorak et Léonard Cohen. Notre homme parvient à créer un pont entre des univers artistiques complètement différents et les recueille dans un mélange post-moderniste curieux et enivrant. La chose n’était pas forcément gagnée d’avance et Atom Hurt Mother Earth connait certainement quelques imperfections. Mais ce sont ces imperfections qui rendent ce disque intéressent et ce goût du détournement, qui se retrouve jusqu’au choix de la pochette et du titre du disque, laisse Charley James libre de ses mouvements. C’est sans doute ce qu’il faut retenir de cet album qu’on semble redécouvrir à chaque écoute.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 26-08-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/charleyjamesetlekitphonikquartet

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