.:.Chronique.:.

Pochette

Sharko

Dance On The Beast

[Peer Music / PIAS::2009]

|01 Yo Heart|02 Never The Same|03 Rise Up|04 23 Find We Belong|05 Head|06 Horses|07 Cinema Tech|08 Mouse/Animal/Facebook/Danger|09 Since You Called|10 I'm So Stupid...The Things I Did, I Regret It|11 Creatures|

Dance On The Beast a beau être le cinquième album de Sharko, le groupe n’en est pas moins encore considéré comme un espoir d’une indie pop à la sauce Belge. Bien entendu, en Belgique il est inutile de s’échiner à faire la réputation du trio. Elle est faite depuis longtemps. Cependant, en dehors, Sharko n’a surement jamais eu le statut qu’il aurait du avoir droit. Certes, ils ne sont pas les plus malheureux du monde et sont connus de tous ceux qui s’informent un tant soit peu sur la chose pop. Ceci étant, il est toujours étonnant de voir un groupe comme Sharko ne pas être au niveau d’autres formations pas aussi intéressantes mais qui connaissent un succès plus important. David Bartholomé et ses camarades auront beau multiplier les morceaux imparables ils ne deviendront sans doute jamais « the next big thing ». A quoi cela ça tient ? Sans doute à pas grand-chose mais peut-être que cette situation convient bien à Sharko car à vouloir devenir trop gros on en finit par perdre en sincérité et en qualité. Et il faut bien avouer que Sharko ne s’est jamais renié et a su répondre présent lors de ses rendez-vous discographiques. Ainsi Dance On The Beast ne fera pas exception et on retrouve le trio plus en forme que jamais après une période de gros doutes. Molecule avait fait presque office de renaissance et ce nouvel album montre que Sharko n’est pas encore prêt à rendre les armes.

Dance On The Beast, un titre pour mieux exorciser ses propres démons. Des démons qui peuvent se matérialiser de différentes manières mais dont le trio essaye de contourner grâce à ce qu’ils savent faire le mieux. On est d’ailleurs toujours étonné d’entendre des morceaux qui, depuis Feuded en 1999, n’ont jamais baissé en qualité. Bien entendu il y a cette même signature mélodique et vocale qui fait reconnaitre un titre de Sharko entre mille. Cependant la magie fonctionne encore et plus qu’auparavant serait-on tenté de dire. Le son du groupe est sans doute plus propre et volumineux, probablement grâce à la production de Dimitri Tikovoï (Placebo, The Horrors, Goldfrapp), mais il a su garder l’essentiel de ce qui a fait sa réputation pendant toutes ces années. Ainsi Dance On The Beast est-il un album exemplaire à qui on ne peut pas reprocher grand-chose. Mais cela on l’avait rapidement deviné car dès Yo Heart le doute n’était vraiment pas permis. Sharko est fidèle à lui-même et, à vrai dire, c’est vraiment ce qu’on attend d’eux.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 24-08-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/sharkobelgium

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