.:.Chronique.:.

Pochette

Symbiosis Orchestra

Live Journeys

[Baskaru::2009]

|01 Live At Peam 2005, Ecoteca, Pescara|02 See How It Goes|03 Cinematic Naples|04 Live At Gam, Gallarate 1|05 Live At Gam, Gallarate 2|06 Live At Fabbrica Europa, Florence 1|07 Live At Fabbrica Europa, Florence 2|08 Jam At Joy's House, Pescara|09 Live At Post Post Studio 2|10 Live Lullabie|11 Live At Gam, Gallarate 3|

Il est parfois des noms de groupes qui sont choisis à bon escient. Ici, tout permet de comprendre ce que la formation d’Andrea Gabriele (Mou, Lips !), tente d’atteindre. Deux mots qui, associés, donnent toutes les clés du concept Symbiosis Orchestra. En premier lieu il faut intégrer l’idée d’orchestre puisqu’autour d’Andrea Gabriele viennent se greffer Robin Rimbaud (Scanner), Mario Masullo, Iris Garrelfs, Stefano Tedesco (Strings of Consciousness), Geoff Warren, Diego Conti, Roberto di Egidio et Michel Scurti. Ensuite il est nécessaire de comprendre la notion de symbiose en ce qui concerne cet orchestre. En effet, celui-ci comprend deux groupes. Le premier est axé sur les traitements électroniques (Rimbaud, Masullo, Garrelfs) alors que les autres sont tournés vers une approche instrumentale acoustique, l’effectif étant, de plus, changeant selon les représentations données par Symbiosis Orchestra. Là-dessus il existe plusieurs niveaux de symbioses. Le plus évident est sur l’élément sonore en tant que tel. Electronique et acoustique viennent se mêler pour former un tout cohérent et spatial. Enfin les différents autres niveaux de symbioses se comprennent sur tout ce que la musique peu avoir, à priori, d’antinomique. Ainsi on n’hésite pas ici à la rencontre entre les formes improvisées et celles composées, les mélodies et les séquences sonores expérimentales etc. Ceci étant tout ce qui compose Symbiosis Orchestra n’est pas forcément contradictoire puisque, sur scène, la formation allie performance musicale et installation visuelle pour bien montrer que les niveaux de symbioses peuvent se situer sur différents champs d’exploitation artistique.

Live Journeys traduit donc tout ce processus créatif aussi varié soit-il. Il ne s’agit pas de confrontation mais bien de donner une cohérence à ce qui, de prime abord, pouvait se révéler incompatible. Live Journeys ne tente pas d’avoir une homogénéité mais bien de mettre un éclairage sur les possibilités d’associations entre différentes formes de musiques. Le résultat est évidemment très différent selon les morceaux puisque l’on est en face de performances lives, que celles-ci furent réalisées sur plusieurs évènements et que le line-up ne fut pas toujours le même donnant ainsi une orientation différente à chacun des morceaux. Quoi qu’il en soit le résultat reste étonnant, plein de surprises et jamais emprisonné dans la même idée directrice. La formation laisse libre court à son imagination, mariant tribalisme, ambiant, électronica, glitch, jazz et expérimentation diverses avec toujours ce souci constant que l’expérience ne soit jamais cloisonnée mais ouverte à la compréhension de tous. Existant depuis 2005, Symbiosis Orchestra a eu tout le temps de parfaire sa technique et force est de constater que leurs efforts sont plus que concluant.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 08-08-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/symbiosisorchestra

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