.:.Chronique.:.

Pochette

Ape School

s/t

[Counter Records::2009]

|01 Wail To God|02 That's Ok|03 Did What I Did|04 My Intention|05 Be An Encore|06 It's Over|07 Caveman Vs Canary|08 The Underground|09 Deathstomp|10 Floridian Grime|11 In Time You Are|12 Rip Together, Rip Apart|13 No Shame|

Quoi qu’on puisse en dire, la pop cela reste un art. Cela ne s’improvise pas et tout le monde n’est pas forcément capable de se mesurer au style sans risque de se casser méchamment les dents. Michael Johnson (rien à voir avec le sprinter), lui, a ce don si particulier de sentir les bonnes mélodies et de les mettre en formes avec bonheur. Mais il s’en est tout de même fallu de peu car s’il n’était pas tombé par hasard sur un Moog Modular synthesizer il serait sans doute encore à gratouiller sa guitare sèche tout en encombrant la population déjà envahissante des folkeux. Ce deuxième album autoproduit, qui a quand même trouvé une place chez Counter Records, une des branches de Ninja Tune, est un instantané pop de toute beauté. Ce n’est peut-être pas hasardeux que Ape School ce soit retrouvé sur Counter car on peut trouver quelques similitudes avec Pop Levi dont les deux albums, même s’ils n’ont pas fait l’unanimité, sont des concentrés pop indéniables et inébranlables. On retrouve chez les deux gaillards cette même attirance pour la spontanéité, une écriture racée, les approches décalées et prendre son auditeur à contrepieds. Ainsi on peut être sur qu’un morceau de Ape School est unique et qu’aucun d’entre eux ne se ressemblent vraiment. Bien entendu, il leur donne une signature commune afin que ce disque ne soit pas un joyeux foutoir indigeste et inconséquent mais on comprend vite que le personnage aime le contraste et l’inattendu.

Ainsi ce deuxième opus est incroyablement riche et ne montre jamais de signes de fatigue ou de paresse intellectuelle. On y voyage avec un bonheur non dissimulé comme si on était sous l’emprise de produits psychotropes. Comme son comparse de label, il n’est pas sur que tout le monde adhère à la chose. Cependant cela est bon signe. Les trublions dans son genre ont toujours énervé les conservateurs et ceux qui ont des idées trop arrêtés sur la musique. L’histoire a souvent démontré que ce sont ces derniers qui se sont trouvés désavoués avec le temps. Alors il peut bien se faire passer pour un singe, l’école dans laquelle il se trouve est certainement la meilleure. Tant qu’il sera capable de rester aussi inventif que sur des morceaux comme Wail To God, cette école ne sera pas prête de disparaitre et fera de plus en plus d’adeptes.

note : 8.5

par Fabien, chronique publiée le 02-08-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/apeschool

?>