.:.Chronique.:.

Pochette

Malajube

Labyrinthes

[City Slang::2009]

|01 Ursuline|02 Porté Disparu|03 Luna|04 Casablanca|05 333|06 Collemboles|07 Hérésie|08 Dragon De Glace|09 Tout-Puissant|10 Cristobald|

Petit tournant pour Malajube, dont la hype n’a pas encore désenflé. Avec ce troisième album le groupe Montréalais a perdu un peu de son innocence pour passer à l’âge adulte. En effet, Labyrinthes, au fur et à mesure des écoutes, apparait de plus en plus comme leur album le plus mature mais aussi celui qui ressemble le plus à un album de Nada Surf époque Let Go. Un héritage qui est devenu assez évident en s’attardant sur des morceaux comme Porté Disparu. Malajube possède en effet une architecture mélodique qui n’est pas si éloignée que celle des Américains et les épanchements vocaux de Julien Mineau cousinent dangereusement avec ceux de Matthew Caws. Ceci étant les Malajube ne sont pas assez stupides pour faire une copie conforme jusqu’à s’approprier une identité mélodique et sonore qui a fait ses preuves. Non, le groupe tout de même gardé ce qui a aussi fait sa spécificité mais, aujourd’hui, on peut décemment dire qu’il y aura un avant et un après Labyrinthes. Entre incompréhension, rejet absolu à tout ce qui est hype et aveu de soumission total, ce disque, et le groupe, fait s’interroger pas mal de monde. Ce qui est certain c’est que Malajube est en train de changer de statut et le pari pris avec Labyrinthes est en passe d’être gagné.

Si on sort des considérations purement partisanes et qu’on s’attache simplement à la substance de cet album, on se rend compte que Labyrinthes cherche le K.O. technique. Malajube s’est lancé dans la quête de la pop-song parfaite et fait en sorte de se donner les moyens d’y arriver. En soit Labyrinthes est un album soigné mais qui sait affoler les compteurs aux moments opportuns. Le groupe a pris le parti d’une plus grande sophistication mais tout en essayant de ne jamais alourdir le propos. La formation y parvient avec bonheur et se fend d’un album enthousiaste, souvent inspiré et dont l’idée directrice est plutôt respectée. Labyrinthes force donc le respect et même si l’ombre de Nada Surf plane lourdement sur ce disque il faut rendre grâce à ces Canadiens de nous avoirs un album bien écrit et bien pensé. Malajube poursuit sur sa lancée et on se demande bien jusqu’où ils iront. Au fur et à mesure de leurs sorties, ils semblent monter en puissance et se rendent presque incontournables. Le propre d’une hype en somme mais, pour une fois, un peu de contenu derrière. Ce qui n’est pas rien.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 27-07-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/malajube

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