.:.Chronique.:.

Pochette

Belone Quartet

1802

[Kythibong::2009]

|01 Even If The Fields, The Rivers And The Places|02 Bad Winter Nights|03 The Sleeper|04 The Way I Want To Die|05 1802|06 All The Beauties|07 The Cure|08 O'Anna|09 I Send You Some Flowers|10 Tidal Wave|11 When You'll Turn Old|12 Time|13 To Her Soul|

Benjamin Nerot est vraiment quelqu’un d’étonnant. Alors qu’il vient de nous sortir un très bel album (Jusqu’à Ce Que Nous Soyons Repus) sous le nom de The Healthy Boy, il a de nouveau occupé l’espace à un mois d’intervalle avec un nouvel album de Belone Quartet, projet qu’il partage avec Antoine Bellanger. Enfin, à la base, Belone Quartet était plus l’émanation d’Antoine Bellanger que l’inverse mais peu importe. Emporté par un trip new wave et cold qui traverse les années 80 jusqu’à aujourd’hui, le duo s’est fendu d’un 1802 inspiré qui nous rappelle les premières heures du genre. On a souvent parlé à leur propos d’influences allant de The Cure, Kraftwerk, Talk Talk, Depeche Mode , Joy Division ou Suicide. C’est déjà pas mal mais on pourrait leur coller tellement de noms sur le dos qu’on ne se tromperait pas forcément. Leur label parle d’ailleurs de Silver Apples et d’Einstürzende Neubauten et on ne peut guère leur donner tort. Un morceau comme Even If The Fields, The Rivers And Places rappelle sans peine les élucubrations de Siméon Coxe et de Danny Taylor. Par contre le parallèle avec Einstürzende Neubaten, qu’on entend sur Bad Winter Nights par exemple, est plus à faire avec l’époque post Silence Is Sexy plutôt que la période Kollaps.

Quoiqu’il en soit 1802 est un album d’une beauté indéniable et la fusion des genres fonctionne à merveille au point que Belone Quartet arrive à en faire un tout cohérent et solide. 1802 est certes d’une belle noirceur mais ne plonge pas dans le désespoir. On peut donc parler de pop sombre, une musique fortement axé sur les mélodies et sur des ambiances souterraines et obscures où la lumière du soleil n’est franchement pas la bienvenue. 1802 est donc ce genre de disque de la nuit comme on n’en fait plus et qui peut parfois se révéler dansant (All The Beauties). Finalement, Belone Quartet n’est pas si éloigné, dans l’esprit, de groupes comme Poni Hoax qui cultivent un minimalisme pop formel que l’on croit rigide mais qui est bien plus souple qu’il n’y parait et qui se révèle beaucoup plus riche que ce que les premières écoutes laissent entrevoir. Belone Quartet est désormais dans le haut niveau et confirme que Les Prémices De La Béatitude Naissent De L’Amertume était la promesse de lendemains radieux.

note : 9

par Fabien, chronique publiée le 15-07-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/belonequartet

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