.:.Chronique.:.

Pochette

Race, The

In My Heads It Works

[Shifty Disco::2009]

|01 Begin|02 I Get It Wrong|03 Rude Boy|04 Moorwood|05 Undecided|06 Summer|07 Killer|08 Better To Slip Away ?|09 Gloves|10 Racing Car Game |11 See You Sunday|12 Give Me Your Bible|

A la base The Race est un groupe de Reading assez banal qui a eu la chance de se faire repérer par un label, de pouvoir sortir son premier album et de se faire connaitre un peu partout. Jusqu’ici, rien d’exceptionnel. Mais, pour sortir de l’ordinaire, et sans doute aussi parce que les temps sont durs pour tout le monde, le label Shifty Disco a fait un appel à souscription pour financer le second disque des britanniques. A cela deux avantages. Le premier est, évidemment, d’éviter d’avancer de l’argent et de pouvoir financer un projet sans mettre en péril la structure. Le second est de pouvoir jauger de la popularité du groupe. Et populaire, The Race l’est un peu. Ce n’est pas moins de 25 000£ qui ont été déboursé par les internautes pour l’enregistrement de In My Head It Works. Dans ces conditions, il n’est pas question de décevoir. Cependant on ne peut pas demander l’impossible. The Race est un groupe sympathique qui possède les armes suffisantes pour construire de beaux hit-songs. Et, franchement, ce n’est pas ce qui manque sur ce deuxième album. The Race sait tout simplement y faire mais cette fâcheuse impression d’avoir affaire en permanence à un rejeton de Coldplay nous fait relativiser un peu la chose.

Ceci étant, on peut bien passer outre ce sentiment et prendre The Race juste pour ce qu’il est et pour ce qu’il peut nous apporter. Les risques pris par le groupe ne sont certes pas énorme mais il faut bien leur reconnaitre qu’ils savent mettre en exergue toutes leurs compétences pour le bien de tous. Si on pense beaucoup à Coldplay en les écoutants, on peut également remarquer un emploi plus massif et aérien des guitares qui évite de les cataloguer comme copie conforme. Quoi qu’il en soit In My Head It Works reste un album bien pensé qui méritait bien que les fans du groupe déboursent quelques pennys. Au vu du résultat il n’y a aucun regret à avoir. Ce type de mécénat populaire est peut-être l’une des solutions pour aider les groupes à émerger mais il ne saurait être la seule car il reste tout de même à double tranchant. En effet, le gout du public, aussi diversifié soit-il, n’est pas infaillible. L’exemple de Grégoire est là pour nous le rappeler. Mais tant que ça profite à des groupes comme The Race, on n’aura rien à redire.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 01-07-2009

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http://inmyheaditworks.com/

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