.:.Chronique.:.

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Leopold Skin

Leopold Skin And The Blue House Dandelions

[Kütu Folk::2009]

|01 Last Night|02 Flowers & Trees|03 The Colour of The Past|04 The Voice of Reasons|05 Still Yellow|06 Wild Flowers|07 Walk & Talk|08 Sooner or Later|09 Building Shelters|10 Turkish Bath|11 Coming Back Home|

Les voyages forment la jeunesse dit-on. En tout cas ça ne peut pas faire de mal. Pour Leopold Skin, son voyage au Canada a été déterminent. Poussé par ce qu’il y a vu et entendu il s’est décidé à œuvrer pour la cause folk. Un de plus me direz-vous. Oui, un de plus mais Leopold Skin est l’un des pensionnaires du label Kütu Folk dont l’intégrité n’est pas à remettre en cause. Bien entouré entre St.Augustine, Pastry Case et The Delano Orchestra, Leopold Skin tient sa place de bien belle manière. Cependant dans une veine qui oscille entre Devendra Banhart, Neil Young et Bob Dylan, Leopold Skin est peut-être le plus classique et celui qui surprend le moins chez la structure clermontoise. Mais peu importe car ce premier album reste très largement au-dessus de la moyenne actuelle. Il n’y a pas de fausseté chez le Français, on a juste l’impression de se promener en pleine cambrousse, accompagné par un type, un peu vieille branche, le genre de personnage qui a bourlingué toute sa vie et qui balance tout son vécu avec affection dans sa musique. On se voit alors très bien sur la terrasse d’une vieille baraque en bois, sirotant un vieux rhum agricole de derrière les fagots sous un soleil de plomb. Ne rien faire et profiter de l’instant présent.

Nous sommes donc à cent lieux de toute modernité ici mais on s’y sent bien avec un sentiment de familiarité qui ne se dément jamais au fil de l’album. Ce qui rassure le plus finalement avec Leopold Skin c’est qu’il n’y a aucun calcul chez lui. C’est un album au feeling, de ceux qui ne cherchent à cibler un public particulier de gogos qui se seraient trouvé un amour soudain pour la chose folk. A la limite ce disque s’adresserait presque aux puristes, mais fort heureusement il n’en est rien. Leopold Skin donne cependant la mesure qui sépare les musiciens comme lui des imposteurs qui profitent d’une mouvance croyant avoir flairé un bon coup. Tout n’est peut-être pas parfait mais ce disque possède tous les ingrédients nécessaires à une réussite globale. Leopod Skin And The Blue House Dandelions aurait très bien pu sortir dans les années 60 que cela n’aurait étonné personne. Un album sans âge mais avec une forte personnalité. Ca nous touche, obligatoirement.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 30-06-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/leopoldskin

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