.:.Chronique.:.

Pochette

Peaches

Fatherfucker

[xl recordings::2003]

Peaches, une canadienne exilée à Berlin, royaume de la musique électronique qui fait énormément parler d’elle en ce moment.

Cette « femme » n’hésite pas à exhiber ses poils pubiens, que ce soit sur son site officiel ou à ses concerts. Je vous raconte cela car on en entend plus parler que de sa musique. La pression est montée doucement avant la sortie de l’album. Après une première partie à Bercy, une autre des White Stripes à L’Olympia, une collaboration avec Iggy Pop (elle l’a rencontré à un concert, puis lui a écrit une chanson…), Peaches est dans tous les magazines, car sa provoc sexuelle libérée (et moche) ne laisse pas indifférent. Nous n’irons pas jusqu’à la comparer à Diam’s au niveau du message intense dégagé… « Laisse moi kiffer la vibe avec mon mec » contre « I’m the kinda bitch that you wanna get with », ou bien « Shake yer dix ». Enfin…

Musicalement, l’electro pop est à son apogée, c’est minimaliste, simpliste même. Des beats qui ont du être composés à la va vite sur un logiciel pas vraiment pro. Des beats simples donc, efficaces, qui laissent la plus grande place à la voix de Peaches. Il faut bien avouer que les mélodies sont souvent sympathiques, que les lyrics font sourire, et que cette provoc n'est pas si désagréable. « Fatherfucker » est il un foutage de gueule ? Difficile à dire. Les clans risquent de se former rapidement une fois de plus... Je me laisse entraîner par les mélodies de Peaches, mais rien ne pourra me faire réellement aimer ce disque pour le moment. Trop facile, trop simple, pas assez travaillé, et même si cela est voulu, je ne peux tomber dans le piège de la fan attitude. Car pour le moment Peaches est tout de même plus une image qu’une chanson.

note : 5.5

par dorian, chronique publiée le 15-10-2003

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Emilie : avis du rédacteur

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