.:.Chronique.:.

Pochette

Au Revoir Simone

Still Night, Still Light

[Moshi Moshi::2009]

|01 Another Likely Story|02 Shadows|03 All Or Nothing|04 Knight Of Wands|05 The Last One|06 Trace A Line|07 Only You Can Make You Happy|08 Take Me As I Am|09 Anywhere You Looked|10 Organized Scenery|11 We Are Here|12 Tell Me|

Depuis qu’Au Revoir Simone s’est mis à sortir des disques un capital sympathie s’est vite installé et ne s’est jamais démenti pour ce trio de New York. On les avait quitté sur un The Bird Of Music enchanteur (on passera sous silencele très dispensable album de remixes Reserve Migration) et on avait qu’une hâte de pouvoir les entendre de nouveaux que ce soit sur le même registre ou sur un autre. Peu importait après tout. On décelait chez elle cette grâce et cette intelligence mélodique qui charment avec une facilité confondante. Still Night, Still Light répond superbement à tous nos espoirs. Et ce n’est pas peu dire. Les trois filles d’Au Revoir Simone ne sont sans doute pas des virtuoses et ont toujours fait de la musique avec une certaine simplicité. Leur grand mérite réside évidemment là mais aussi dans le fait qu’elles ont toujours su toucher juste au moment où il le fallait. On vous dira sans doute qu’Au Revoir Simone est un groupe mineur, assez cheap et sans trop d’envergure. C’est peut-être vrai mais l’histoire de la pop a souvent démontré qu’il n’était pas forcément nécessaire d’avoir de larges épaules pour savoir émouvoir.

Car oui, Still Night, Still Light, avec l’omniprésence de ses claviers, son côté un peu cold-wave, ses chanteuses qui semblent n’être pas encore sortie de l’université, prolonge l’entreprise de séduction qui s’était bien consolidé depuis The Bird Of Music. En somme, il n’y a pas grand-chose à dire sur ce disque tellement il est finement pensé et amené sans calculs grossiers. Bien entendu il faut tout de même avoir une petite préférence pour la pop synthétique sinon la pilule risque d’être un peu dure à avaler. Quoiqu’il en soit, même si la formule n’est pas vraiment toute neuve (et franchement, dans le genre, on aura aussi eu notre lot d’indigestions) il faut admettre que ces trois jeunes femmes jouent dans la cour des grands tant leur musique s’impose d’elle-même. Le reste n’a finalement que peu d’importance. Les regrets sont pour les gens qui aiment se faire mal et ceux qui en ont pour Au Revoir Simone feraient bien de passer bien vite à autre chose mais, à l’évidence, ils passent à côté de l’essentiel.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 23-06-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/aurevoirsimone

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