.:.Chronique.:.

Pochette

Meian

Welcome To The World

[Autoproduction::2007]

|01 Intro|02 I Dreamed Of A Paradise|03 We Don't Have Time|04 8700 Volts|05 Beautiful Fakes|06 Goodbye|07 Welcome To The World|08 Go Away|09 Look Me In The Eyes|10 81|11 Where Is Your Love|12 For The Old Time's Sake|

Trip-Hop’s not dead. Enfin, pas encore. Car oui, il se trouve encore des groupes pour s’obstiner à s’égosiller dans un genre qui, manifestement, n’a plus spécialement la côte. Remarquez, à force de brailler que le punk ne l’était pas, il a bien finit par survivre. Soit, pas dans la forme que l’on aurait souhaité mais force est de constater qu’il est toujours là. Alors pourquoi pas le trip-hop ? Le trio Suisse Meïan ne se pose sans doute autant de questions existentielles. Evoluant de manière non figé, le groupe s’ouvre à des formes musicales différentes que ce que le trip-hop a finit par codifier. Insérant des sonorités rock et électro, Meïan est clairement dans une optique volontariste qui donnerait beaucoup de chaleur et de clarté à leur musique tout en gardant un côté mélancolique. Une volonté qui se retrouve dans le propre nom de la formation. En effet, Meïan, en Japonais, signifie clair-obscur et ce qu’ils nous proposent s’inscrit parfaitement dans cette idée. Il n’y a pas de grosses révolutions chez Meïan mais, au moins, ils se donnent la possibilité de sortir des schémas préconçus. Ce premier album (le second est actuellement en préparation) est tout à fait plaisant, composé de morceaux savamment construit et accompagné par la voix assurée et claire d’Anaïs.

Pas de grosses surprises donc, mais la découverte d’un groupe en devenir est là. Celui-ci ne se place pas dans les courants à la mode et choisit de suivre son propre chemin plutôt d’avoir une attirance pour la hype du moment. Jouant sur les ambiances, Meïan prend le risque de faire un album hétéroclite dont le seul leitmotiv est d’axer ses efforts sur une aventure sonore en perpétuelle mutation. Pour le moment Meïan se révèle convaincant malgré un côté un peu propret et trop bien habillé. Le groupe gagnerait sans doute à se mettre un peu plus en danger, lorgner un peu plus vers le côté obscur histoire de se donner de l’épaisseur et de se dire que l’aboutissement d’un morceau n’est pas toujours finalisé par la netteté de sa qualité sonore. Ceci étant, on peut légitimement penser que Meïan est sur la bonne voie et que le niveau de variation et de profondeur artistique des morceaux n’est pas fortuit. Globalement c’est du bel ouvrage.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 27-05-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/meianmusic

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