.:.Chronique.:.

Pochette

Rakes, The

Klang

[V2::2009]

|01 You're In It|02 That's the Reason|03 The Loneliness of the Outdoor Smoker|04 Bitchin' in the Kitchin|05 The Woes of the Working Woman|06 1989|07 Shackelton|08 The Light From Your Mac|09 Muller's Ratchet|10 The Final Hill|

Franchement, quand le premier album de The Rakes est sorti en 2005, je ne donnais pas cher de leurs peaux. Annoncé comme un énième avatar strokien, on pouvait légitimement penser que les Anglais allaient disparaitre sans que cela ne se remarque vraiment. Quatre ans plus tard, The Rakes en est à son troisième album et se trouve toujours sur le devant de la scène. Si Ten New Messages avait déçu, il aurait très bien pu être leur chant du cygne. Cependant, Alan Donohoe et ses petits camarades ont de la ressource et si ils ne sont jamais apparu autrement que comme des outsiders, ils ont au moins une qualité que d’autres n’ont pas. En effet, The Rakes n’a sans doute inventé la poudre mais ils ont cette capacité à enchainer les bons titres et se rendre efficaces là où d’autres n’ont que frilosité à proposer. 1989, le premier single, est la vitrine quasi parfaite pour ce disque. Il résume à lui seul ce qu’est Klang et, par la force des choses, ce qu’a toujours été The Rakes. Cette espèce de mélange de Franz Ferdinand et de Pulp, un étalage de clichés du post-punk britannique leur va à merveille. On se fera une raison. On ne demandera pas à The Rakes d’être un grand groupe mais bien d’être à la hauteur de leurs chansons.

Ainsi The Rakes est tout à fait dans son rôle et on a l’impression que ce coustume d’outsider, évoqué plus haut, a été accepté pleinement par le groupe. De fait, ils n’ont rien à perdre puisque leur réputation est déjà faites. Klang se prend comme une injection d’adrénalyne et se déguste au premier degré. Il n’a pas vraiment de faiblesses mais se contente d’un savoir faire qui a déjà fait ses preuves. Il est par conséquent compréhensible de voir des chroniques sur internet émettre l’idée que Klang est anecdotique. On va même jusqu’à dire qu’il est trop court et que sa durée ne suffit pas satisfaire complètement l’auditeur. Pourtant, ces gens bien intentionnés, perdent de vu que la voie emprunté par The Rakes ne permet pas vraiment les longues échappées et qu’il est nécessaire d’aller à l’essentiel pour que les chansons soient réellement efficace. Klang est court ? Oui et alors ? Ils auraient pu mettre plus de titres ? Pas nécessairement. La durée d’un album ne garantie pas sa qualité. The Rakes a sélectionné ce qu’il a pu faire de mieux et en une demi-heure ils raflent la mise.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 20-05-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/therakes

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