.:.Chronique.:.

Pochette

Toy Fight

Peplum

[City Slang::2009]

|01 Where Are The Avalanches|02 Your Own Fireworks|03 Minute Song|04 David Simonetta Présente|05 Tiffany|06 Bob II|07 Lisa's Box|08 The If Song|09 Maxime Chamoux Présente|10 High Noon|11 Les Indes Noires|12 A Drum Drum Boy|13 Sebastien Broca Présente|14 Trucmuche (The Punch Line)|15 Golden Make Up|16 The Soldier|

Pour un peu, Peplum aurait très bien pu ne jamais voir le jour. C’est l’histoire d’une résurrection. Après un premier album autoproduit (Anagram Dances), Toy Fight avait décidé de ne pas aller plus loin. C’était sans compter l’insistance du label City Slang qui a poussé pour que le groupe revienne sur sa décision. Il faut croire que Christof Ellinghaus a été convaincant puisque Peplum se retrouve propulsé comme l’un des albums à découvrir absolument et faisant passer Toy Fight pour la nouvelle coqueluche de la planète pop. Les chroniques élogieuses tombent les unes après les autres, déroulant un tapis rouge devant ces parisiens qui n’en demandaient certainement pas tant. Si une telle unanimité peut paraitre suspecte il faut avouer que cela attise vivement la curiosité. Une chose est, en tout cas, certaine. Les membres de Toy Fight savent écrire des chansons pop de qualité et Peplum rayonne d’une jovialité qui ne les quitte à aucun moment. Ce disque respire le bonheur, la légèreté et la complète décontraction. C’est avec une certaine insouciance qu’on traverse Peplum et on se risque à penser que les anglo-saxons n’ont plus le monopole de la quintescence pop. En fait, il faut être honnête, ils l’ont perdu il y a quelques temps déjà et ce n’est pas Toy Fight qui leur a fait la nique. Cependant, leur connaissance du sujet est largement appréciable et dépasse le cadre de l’amateurisme. Peplum sonne juste, trouve les bonnes combinaisons et se débarasse de ces tics franco-français qui ont souvent miné bien des groupes qui se sont essayés à pénétrer le territoire dangereux et glissant de la pop.

Pour autant, Peplum n’est peut-être pas le chef d’œuvre annoncé un peu partout. Si ce disque est solidement bati, il ne fait qu’atteindre le Mont Blanc alors que d’autres ont approché l’Everest. C’est peut-être ce côté un peu facétieux et adolescent qui les empêche de monter à l’étage supérieur. J’avoue, que pour moi, cet aspect des choses est un frein pour considérer Toy Fight comme plus grand que ce qu’ils sont sensés être. Malgré tout, les espoirs placés en eux ne sont pas tout à fait injustifés et il n’est tout de même pas hasardeux qu’un label comme City Slang puisse s’intéresser à eux. Peplum sonne alors comme un nouveau départ et celui-ci s’avère être plutôt réussi. Alors que beaucoup s’enfonce dans des mouvements musicaux bien établis et bien en vogue, Toy Fight souligne sa différence et prend une longueur d’avance. Tout ce qu’on leur souhaite c’est qu’ils ne s’essoufflent pas en route et qu’ils ne se fassent pas rattraper par moins bons qu’eux.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 13-05-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/toyfight

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