.:.Chronique.:.

Pochette

Silver Mount Zion Orchestra and Tra-La-La band with choir, The

This is our punk rock

[Constellation::2003]

Constellation, le label de TSMZATBWC et GY!BE peut être fier du chemin accompli. Innovation, engagement, il a toujours su faire les bon choix.

Comme GY!BE, THE Silver Mount Zion (rebaptisé The) vient du Canada. Des membres en commun et un projet d’habitude plus accessible, peut être moins réfléchi. « This is our punk rock » est le dernier essai du collectif. Le tout commence avec une chorale, originale, il faut le préciser. Des voix viennent de partout pour vous entourer les neurones, pour vous tourner la tête. En fond sonore, le strict minimum, toujours dans la même veine. Des sons incalculables…et puis à partir de la 8ème minute, le morceau dérape, et prend des airs plus Godspeediens. Le violon se fait inquiétant, stressant. Toujours tendu, à la limite de l’explosion. L’atmosphère est évidemment très sombre, et pendant quelques minutes vous vous retrouvez plongé au cœur d’un film. Oui tout simplement, celui que vous imaginez, mais cette ambiance cinématographique est puissante. Au bout de 13 minutes la batterie entre dans la danse…Et c’est tout simplement magnifique. La magie est bien là, le titre est maintenant d’une beauté rare. 16ème minute, il est temps de respirer. Une grande bouffée d’air frais. Car le deuxième morceau ne propose rien d’intéressant avant 10 minutes. Puis, toujours au cœur de cette ambiance si glauque qui appartient au label canadien, des voix oppressantes sont à clouer l’auditeur au fond du lit. A l’envoyer au fond du gouffre. Piste 3, on croirait entendre une « chanson ». Guitare sèche, voix complètement mutilée, désaccordée... On se demande tout de même si cette musique est à conseiller à votre voisin de cours lambda (celui qui est plutôt variet' et que vous n’inviteriez jamais chez vous...). Quand tout cela s’emballe, il faut avouer que c’est beaucoup moins joli que d’habitude. Sans savoir réellement pourquoi, ce titre déçoit par son évolution « grotesque ». 4ème et dernière « chanson » : toutes les recettes habituelles sont là, le morceau est divisé en plusieurs parties bien distinctes, qui s’enchaînent facilement mais qui ne font pas crier au génie. Des hauts et des bas, mais pourquoi ne pas y jeter une oreille ?

note : 7

par dorian, chronique publiée le 15-10-2003

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Julien : avis du rédacteur
jean marc : avis du rédacteur

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