.:.Chronique.:.

Pochette

Hell, DJ

Teufelswerk

[International Deejay Gigolo::2009]

|01 (CD 1 : Night) U Can Dance|02 Electronic Germany|03 The DJ|04 The Disaster|05 Bodyfarm2|06 Hell Racer|07 Wonderland|08 Friday, Saturday, Sunday|09 (CD 2 : Day) Germania|10 The Angst|11 The Angst Pt.2|12 Carte Blanche|13 Nightclubbing|14 I Prefer Women To Men Anyway|15 Action (Interlude)|16 Hell's Kitchen|17 Silver Machine|

Aaaaah ! Le DJ de l'enfer revient ! Ce n'est pas qu'il avait complètement disparu mais depuis NY Muscle, sorti en 2003, l'ami Helmut n'avait produit que des mix, une compilation et quelques maxis. Ce n'est pas peu dire qu'on l'attendait dans un autre registre, celui de ses propres créations. Et pour faire les choses comme il faut, Teufelswerk est un double album proposant une première partie appelée Night et une seconde intitulée Day. C'est comme pour bien nous faire comprendre que la musique que nous écoutons n'est pas la même et, à la limite, ne doit pas être identique en fonction de la période de la journée. Ainsi la musique entendue sur Night ne propose pas les mêmes textures que celles de Day. Sur Night, et cela parait logique, Hell s'est concentré à reproduire une musique assez dance-floor, celle qu'on avait l'habitude d'entendre sur NY Muscle ou Munich Machine. Mais histoire de ne pas se répéter complètement (voire même pas du tout), l'infernal DJ nous a réservé quelques surprises de taille. La première est avec U Can Dance où l'on peut entendre la voix suave de Bryan Ferry (ex- Roxy Music) dans un environnement techno pop qui lui sied à merveille. La seconde est la présence de P.Diddy sur The DJ et dont l'apparition est plus qu'honorable. Surprenant également, la nette influence de Kraftwerk sur Electronic Germany qui ferait presque croire que c'est bien le groupe de Düsseldorf qui est derrière les manettes. Rien que sur ces trois titres on devine toute l'ambition de l'Allemand : ne jamais rester sur le même pied mais tout en gardant un caractère deutsch-gigolo-clubbing.

Day, manifestement, fait retomber la tension. Nous commençons dans l'after mais avec un côté un peu spatial, voire rétro-futuriste par moment. Germania est bien dans ce cadre avec des références très marquées à la Klaus Schulze avec son album Angst. La suite est un peu à l'avenant mais avec des formes musicales diverses. En effet, on reste sur des ambiances nettement plus calmes que sur Night mais qui cherchent tout autant à varier les plaisirs. Une deuxième partie qui laisse un peu plus de champ à des expérimentations diverses. Il suffit pour cela d'écouter le multidirectionnel The Angst et sa suite directe (The Angst 2) pour s'en rendre compte. En somme DJ Hell aurait très bien pu se contenter de calquer ses disques antérieurs, ce qui serait passé comme une lettre à la poste, mais il a choisi de prendre le risque d'un double album contrasté et aux choix parfois déroutants - surtout sur Day - tout en étant d'une incroyable constance dans la qualité. Quoi qu'il en soit Teufelswerk marque le véritable retour de l'Allemand depuis 6 ans et il y a fort à parier que ce disque va faire des envieux.

note : 8.5

par Fabien, chronique publiée le 25-04-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/djhell

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