.:.Chronique.:.

Pochette

Spinto Band, The

Moonwink

[Fierce Panda::2008]

Alors que Nice And Nicely Done avait pu faire illusion sur la foi de quelques morceaux plus qu'alléchants (personne n'a oublié un titre comme Oh Mandy), Moonwink nous fait revenir à la dure réalité. The Spinto Band à consommé tous les bénéfices engrangés avec son précédent album. Ce n'est pas spécialement qu'on attendait grand chose d'eux mais on les pensait au moins capables de renouer ces moments d'euphorie pop qui parsemaient pour notre plus grande joie Nice And Nicely Done. Ici, rien n'y fait. Moonwink n'est pourtant pas le genre de disque qui peut servir de cible pour le ball-trap du coin et Dieu sait si on en a entendu des bouses volantes ces derniers temps. On ne vous fait pas profiter de tout non plus mais Moonwink est tout de même une petite déception. Un disque médiocre qui, malgré son côté très sautillant, n'est pas en mesure de rivaliser efficacement avec son aîné de 2005. On sent bien que The Spinto Band se donne du mal mais ils n'arrivent que péniblement à nous arracher un tiède sentiment de sympathie. Le vide abyssal n'est pas encore pour cette fois mais il apparaît évident que ces Américains sont sur une pente descendante.

Pas question donc d'applaudir cette fois des deux mains ou de faire des sauts de cabri devant ce disque qui n'a pas une seule bonne idée. Du moins elles ne parviennent pas à tenir sur la longueur d'une seule chanson (peu-être à l'exception de The Carnival...). Et c'est bien là que le bas blesse parce que Moonwink est relativement court (un peu plus de 36 minutes) et sur onze chansons il n'en est pas une qui dépasse le stade des bonnes intentions. A la limite on ne pourrait écouter que les intros ce serait amplement suffisant. La bonne humeur qui se retrouve tout au long de l'album n'est donc qu'un leurre. Ils peuvent bien sourire à pleine dents et faire une musique guillerette personne n'est dupe ou presque. Ca sent de manière détestable le réchauffé et il faudra être sacrément convaincant la prochaine fois pour ne pas avoir l'impression d'écouter Oui Oui et Nestor Bouboule au pays de la pop joyeuse.

note : 3

par Fabien, chronique publiée le 13-04-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/thespintoband

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