.:.Chronique.:.

Pochette

Setting Sun

Children Of The Wild

[Young Love Records::2008]

Lorsque Erica Quitzow avait sorti un Art College un poil décevant, il paraissait évident qu'elle n'aurait pu le faire sans le concours de Gary Levitt. Lorsque celui-ci en vient à sortir son troisième album sous le nom de Setting Sun il était tout aussi évident que la demoiselle lui renvoie l'ascenseur. A contrario de Art College et aussi sans doute parce que Gary Levitt n'en est pas à son premier coup d'essai, Children Of The Wild tient nettement mieux la route. Adeptes d'une pop-acoustique raffinée Levitt et les musiciens qui l'accompagnent ne brilleront pas par leur profonde originalité. En effet, et ce n'est pas une surprise, des disques comme Children Of The Wild il en pleut tous les jours. A la limite on ne sait plus trop quoi en faire. Bien souvent, les albums se ressemblent beaucoup. On se singe, on s'épie, chaque label veut son groupe de folkeux ou, au mieux, avoir des groupes aux sonorités acoustiques. Ce qui va les différencier ce sera le niveau d'écriture, la quantité d'émotivité et le degré de conviction dans l'interprétation. Heureusement pour lui, Gary Levitt reste dans une bonne moyenne. Children Of The Wild est assez délectable et on peut le ré-écouter sans honte. Son intérêt réside également dans sa grande homogénéité. Il n'y a pas vraiment de morceaux qui soient au-dessus des autres. Ils se valent tous et possèdent des valeurs plus que respectables.

Pour autant ce disque va-t-il exister face à une concurrence tenace ? Il est probable que Children Of The Wild restera dans un relatif anonymat. Le fait qu'on en parle ici suscitera peut-être l'intérêt chez quelques-uns. On peut toujours rêver. Cependant, il faut être honnête, il restera aussi dans l'ombre parce qu'il ne dépasse pas certains stéréotypes du genre. On pourra, certes, passer un bon moment en compagnie de Setting Sun mais cela restera purement anecdotique. Restera dans notre sub-conscient le souvenir d'un album plutôt bien construit, au bon goût assuré mais qui est rendu bien banal par le déferlement folk de ces derniers temps. Décidément, les temps sont durs et il faut croire que sortir un album plus que correct ne suffit plus. De l'exceptionnel, sinon rien.

note : 6

par Fabien, chronique publiée le 27-03-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/settingsun

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