.:.Chronique.:.

Pochette

Quitzow

Art College

[Young Love Records::2008]

Quand elle n'officie pas pour Setting Sun Erica Quitzow évolue en solitaire en bonne multi-instrumentiste qu'elle est. D'ailleurs si je cite Setting Sun plutôt que tout autre groupe dans lequel l'Américaine a participé c'est parce que sa tête pensante, Gary Levitt, est aussi l'homme de l'ombre sur ce Art College. Il n'y a pas de hasard. Et il est encore moins hasardeux de trouver ce disque à la limite de l'anecdotique. Sur un ensemble de pop-rock acidulé teinté d'électro sautillante les morceaux attrayants sont au moins aussi nombreux que ceux dont le souvenir ne sera pas impérissable. Ca fait un juste milieu me direz-vous. On peut en effet le prendre comme cela ou alors trouver dommage qu'une Erica Quitzow qui est capable du meilleur puisse aussi se perdre sur des titres indolores. Plutôt que de ne pas savoir sur quel pied danser sur ce Art College il semble plus préférable de se replier sur l'idée que tout espoir n'est pas perdu. On garde ainsi à l'esprit l'image d'un disque bancal mais qui offre tout de même quelques pistes. On a ce sentiment qu'Erica Quitzow n'est pas toujours à son meilleur, qu'elle se teste, se cherche un peu mais avec une bonne foi confondante. Ce n'est donc pas sa force de conviction qui est en jeu mais plutôt les moyens mis en oeuvre pour arriver à ses fins. Pouvait-elle décemment croire qu'un album moyen pouvait convaincre aveuglément ? Difficile de répondre à sa place surtout si dans son esprit Art College n'est pas ce que je crois être un semi-ratage. Quoi qu'il en soit Erica Quitzow s'est ouverte une voie avec un univers sonore qu'elle s'est approprié avec une certaine application. A elle de faire en sorte que, à terme, cela ne se transforme pas en impasse.

note : 5.5

par Fabien, chronique publiée le 10-03-2009

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http://www.mypace.com/quitzow

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