.:.Chronique.:.

Pochette

Ultraphallus

The Clever

[Autoproduction::2008]

|01 Womanizer|02 Fingercrumbs|03 Boulder Dash|04 Where It Grows|05 Where It Fails|06 Clever Horse|07 Clever Worm|08 Thrombosis|09 Luciferus Magnetism|

En Belgique il n'y a pas forcément que des artistes pop-rock ou électronique, loin s'en faut. Il y a aussi des groupes qui font dans le post-hardcore à l'image d'Ultraphallus, combo aux apsects mal embouchés et à l'humour douteux. La pochette de ce deuxième album est des plus trompeuses. Il ne faut absolument pas s'attendre à quelque chose de très tendre de leur part ni même quoi que ce soit qui pourrait se rapprocher d'une musique convenue. Tout au contraire, Ultraphallus fait dans le gras, le lourd, le massif et l'intransigeance. Cela peut avoir son charme mais ça manque aussi un peu d'imagination par moment. Cependant ce n'est pas tout à fait initérressant. Nous n'avons pas en face de nous un simple groupe de bourrins sans talents. Ultraphallus, même s'il pêche en originalité n'en est pas moins exempt de subtilité. Ainsi peut-il dégager une puissance totale et s'accorder des instants de répit qui finissent par monter crescendo en volume. De plus ces belges n'hésitent pas à utiliser des samples, varier les effets noise et employer un sax très free sur le monumental Clever Worm. Ultraphallus a donc plus d'un atout dans sa manche et sait les employer judicieusement, ce qui n'est pas négligeable.

Alors pourquoi reste-t-on un peu sur sa faim ? Si The Clever est un enchaînement tout à fait cohérent de morceaux pénétrés par de noires ambiances et une brutalité froide, en aucun cas il n'arrive à gravir les derniers échelons qui lui permettraient d'être définitivement intouchable. Certes Ultraphallus est en nette progression. Quiconque aura pu écouter leurs précédentes productions aura pu le constater et The Clever les met nettement sur la bonne voie. Ces Belges évoluent, prennent de l'assurance et osent entrouvrir des portes. Il ne tient qu'à eux, à présent, de les ouvrir complètement. Oui mais voilà, les belles promesses ne tiennent pas lieu à des certitudes et il faut rester les pieds sur terre. On prend donc acte de ce disque plus que plaisant, aux intentions malsaines et viscéralement habité mais il demeure une tentative afin d'atteindre une perfection qui n'est pas encore à leur portée.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 04-03-2009

A voir également :

http://www.myspace.com/ultraphallus

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