.:.Chronique.:.

Pochette

Palmer, Amanda

Who Killed Amanda Palmer

[Roadrunner::2008]

|01 Astronaut: A Short History Of Nearly Nothing |02 Runs In The Family |03 Ampersand|04 Leeds United |05 Blake Says |06 Strength Through Music |07 Guitar Hero |08 Have To Drive |09 What's The Use Of Wond'rin?|10 Oasis|11 The Point Of It All|12 Another Year: A Short History Of Almost Something |

The Dresden Dolls fait une pause. Celle-ci n'est sans doute pas définitive, mais Amanda Palmer et Brian Viglione avaient besoin de sortir de la dynamique de groupe pour envisager de nouveaux horizons artistiques. Si Viglione a déjà fait quelques extras à droite à gauche pour Nine Inch Nails et Jesse Malin notamment, c'est bien Amanda Palmer qui tire la première avec ce premier album au titre lynchien. La solution de facilité pour la jeune femme aurait été de s'inspirer de l'univers de The Dresden Dolls et de se la couler douce autour d'un univers sonore et mélodique archi-connu. Au contraire, elle cherche à couper les ponts avec son passé. Tout au moins elle tente de créer une musique plus personnelle qui se partage entre envolées rock et sentimentalisme passionné qui se veut éloigné du cabaret-punk de son groupe. En ce sens, elle s'est aidée de Neil Gaiman, romancier et scénariste de bandes dessinées (Sandman), pour l'écriture des textes et du revenant Ben Folds pour bien montrer que ce qu'elle fera en dehors de The Dresden Dolls ne sera en aucune façon un copier-coller des expériences passées. Who Killed... est donc un disque rassurant. Amanda Palmer prouve qu'elle peut rebondir et se doter d'une nouvelle identité artistique sans avoir à se renier.

Si tout n'est pas vraiment parfait dans cet album qui connaît des hauts et des bas, on est quand même prêt à être indulgent. Des morceaux comme Astronaut..., Leeds United ou Guitar Hero, sur lequel on retrouve East Bay Ray des légendaires Dead Kennedys, sont de véritables moments de bravoure. Par contre, c'est quand elle veut faire passer plus d'émotion que nous sommes pas très loin de tomber dans la guimauve et le pompeux. Peut-être un petit excès de confiance. Il y a sans doute du pour et du contre dans Who Killed... mais l'ensemble reste tout à fait honorable et fait office d'une introduction en solitaire qui n'a rien de honteux. Sur ce terrain-là, Amanda Palmer a plutôt bien réussi son pari même si, inévitablement, elle aura à subir les comparaisons avec The Dresden Dolls. Il n'est pourtant pas question de faire table rase du passé, quelques vieux réflexes resurgissent même sur ce disque, mais il faudra se faire à la raison qu'Amanda Palmer développe ici une nouvelle facette de sa personnalité. Le contraire eut été assez ennuyeux.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 01-03-2009

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http://www.whokilledamandapalmer.com/

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