.:.Chronique.:.

Pochette

Gina Artworth

Gina Artworth

[Another record::2002]

Sylvain, Charles, Aurélie et Florian ne jouent pas le rock le plus facile. Ils sont allé chercher plus loin que le bout de leur guitares. Des compositions originales et urgentes, un chant (féminin) très bien maîtrisé, toujours dans l’urgence. C’est l’impression première qui se dégage de cet album. L’urgence de sortir un disque, l »urgence de communiquer avec les autres, tout cela est urgent, pas vraiment préparé, instinctif, limite inné. Cela ne signifie pas que les compositions du groupe sont bâclées et indigentes. Pas du tout. Elles sont plutôt rangées dans le tiroir des originalités, des groupes qui osent, qui se foutent des modes, des conseil , des critiques, ceux qui font leur groupe tranquillement, sans ne rien demander à personne. Les guitares fusent de partout, toujours à la limite de la justesse (peut être accordées autrement qu’en mi ?).

La basse ne suit jamais les accords et les arpèges distillés par la guitare, permettant d’éviter le rapprochement avec la structure rock classique : (guitare = basse) + batterie des groupes sans inspiration. Le point faible du disque, qui est aussi son point fort, est la difficulté que l’auditeur peut ressentir aux premières écoutes, sinon, rien à redire, de la bonne musique.

note : 7

par dorian, chronique publiée le 16-09-2003

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