.:.Chronique.:.

Pochette

Gore, Martin

Counterfeit ²

[Labels::2003]

Entre deux tentatives de suicide de Dave Gahan, Martin Gore se tourne les pouces. Alors il enregistre, couche sur bandes des dizaines de morceaux, se laisse aller à ses envies et pousse plus loin le bouchon de l'expérimentation. De cette voracité créative sont nés plusieurs projets, dont le disque de reprise Counterfeit.

Avant de se lancer dans un nouvel album de Depeche Mode, Martin sort la séquelle de cet album et tente encore une fois de s'approprier à travers une ré interprétation plus ou moins fidèle quelques œuvres plus ou moins connues du répertoire folk-pop-rock.

Mais Gore n'a jamais fait autre chose que du Depeche Mode, même en solo. Certes en moins ambitieux et sans Fletch dans les pattes et il fallait se demander si la sauce allait prendre, puisque seuls les fans hardcore de DM collectionnent et chérissent les précédents opus du blondinet. Eh bien oui, étrangement, Nick Cave ou David Essex ont droit au traitement minimal et cela colle bien, entre samples furtifs et notes analogiques en suspens, boucles interminables et prod minimaliste. Influence allemande oblige, on a même droit à un Kurt Weil et comme d'habitude dans ce genre d'album, à un Velvet Underground, Candy Says en l'occurrence, susurré mais agonisant.

11 titres à écouter au calme, quasi impassables en soirées mais tout à fait supportables en fond sonore pour faire la vaisselle ou lire l'horoscope de Télé 7 Jours.

note : 5

par drezco, chronique publiée le 07-10-2003

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