.:.Chronique.:.

Pochette

Delon & Dalcan

Tanz

[Boxer Recordings ::2008]

|01 The Tide|02 Dirty Tanzer|03 Beyond Clouds|04 Friend|05 Colette|06 248 Km|07 Dreimusik|08 Woh|09 Everlast|10 Academy|11 Ultracolor|

Tanz ! Tout un programme. Alors que les deux Français se présentent comme des anti-thèses de la déferlante Ed Banger, ils nous gratifient d'un premier album qui aura su se faire attendre. Les nombreux maxis qui l'ont précédé et le mix Picture Of Now parus depuis 2004 auront mis les nerfs de chacun à rude épreuve. L'objet de tous les désirs enfin dans les bacs, le moins que l'on puisse dire est qu'il ne déçoit pas. Même si l'on recroise des morceaux connus comme Friend, repéré sur la première compilation Boxer, on ne leur en voudra pas d'user de ce genre de facilité. Ceci étant, Tanz porte bien son nom et il sera bien difficile de prétendre le contraire. Visiblement orienté vers le dancefloor, les deux compères ne se contentent pas d'une performance trop linéaire. Ici, Delon & Dalcan ne se gênent aucunement pour passer d'un format minimal à ceux plus techno ou deep. Mais quel que soit le style utilisé le but reste le même : danser, danser et encore danser. Et pour arriver à leurs fins, le duo parvient à avoir les moyens de ses ambitions. Profondément groovy, Tanz ne baisse jamais la garde et même si la qualité des morceaux est, somme toute, variable, on ne sombre jamais dans le médiocre.

Delon & Dalcan est-il en train d'offrir une alternative à Justice et consorts ? Notez bien que je n'ai rien spécialement contre Justice mais force est de constater que c'est le genre de groupe qui prend beaucoup de place, occultant tous les autres. Pourtant, il n'est pas certain que les deux hommes soient dans ce type d'opposition qui peut amuser pendant un certain temps les gens qui aiment à réfléchir sur la musique. En somme Tanz vit très bien par lui-même et le duo a déjà une réputation qui n'a pas à rougir de celle des Parisiens. Ce disque vient mettre une pierre de plus à l'édifice savamment bâti depuis quelques années. Au moins, il démontre que la musique électronique en France ne saurait être uniforme et qu'elle s'exporte aussi bien que ses porte-étendards. Pour s'en convaincre il suffit de constater les effets dévastateurs de titres comme Dirty Tanzer ou 248 km (dans lequel apparaît Oxia) qui ont mis à genoux bien des noctambules. Du haut niveau, un album de compét'.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 16-02-2009

A voir également :

http://www.delon-dalcan.com

http://www.myspace.com/delondalcan

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