.:.Chronique.:.

Pochette

White , Simone

I Am The Man

[Honest Jons::2008]

|01 I Didn't Have A Summer Romance|02 Worm Was Wood|03 The Beep Beep Song|04 The American War|05 Roses Are Not Red|06 Great Imperialist State|07 Mary Jane|08 You May Be In Darkness|09 Sweetest Love Song|10 We Used To Stand So Tall|11 Why Is Your Raincoat Always Crying ?|12 Only The Moon|13 I Am The Man|

C'est parce qu'elle était tombée sous le charme de la musique de Bonnie 'Prince' Billy que Simone White a fait appel à Mark Nevers, qui a aussi officié auprès de Calexico, des Silver Jews ou de Lambchop. Bien lui en a pris, d'ailleurs, puisque I Am The Man est un album de néo-folk (encore un) rudement bien produit et qui ne laisse rien au hasard. Un disque peut-être un peu trop propre mais qui a déjà séduit au point d'utiliser "The Beep Beep Song" pour une campagne publicitaire - un coup de pouce que plus personne ne néglige vraiment de nos jours. Heureusement, I Am The Man ne tient pas sur cette seule charmante chanson. Simone White a un peu plus de ressources, nous gratifiant d'autres morceaux du même acabit voire d'une qualité supérieure. Certes, nous n'atteignons pas encore ici l'incandescence d'une Scout Niblett, mais nous sommes largement rassurés quant à la qualité d'écriture de la demoiselle. Plus posée, moins torturée, l'Américaine n'en est pas moins engagée sur des sujets sensibles ("The American War"). Ceci dit, qui ne l'est pas, en ce moment, de l'autre côté de l'Atlantique? N'y voyez pas pour autant une marque d'opportunisme de sa part. Simone White est plutôt quelqu'un de naturel et qu'on ne pourrait guère soupçonner d'une quelconque forfaiture.

De fait, I Am The Man est loin d'être un album insipide. Tout en clarté, que ce soit musicalement ou vocalement, ce disque tient plutôt bien la marée. Car il faut bien dire que la concurrence est rude et que le petit monde du folk commence sérieusement à être surchargé. Quels sont donc les chances pour une Simone White d'avoir un peu d'audience ? Qu'elle se rassure, elle n'est sûrement pas la plus mal lotie. A l'évidence, la jeune femme n'est pas quelqu'un qui veut brûler les étapes. Plus qu'un essai hésitant, ce premier album pose les jalons de sa personnalité, douce et forte à la fois. Sa musique respire une assurance qu'on ne rencontre que chez ceux qui ont réussi à s'élever artistiquement à un niveau qui dépasse l'amateurisme et le conformisme. Finalement Bonnie 'Prince' Billy a été un bon inspirateur. Il lui aura au moins inculqué cette volonté de toujours sonner juste, avec grâce et émotion. I Am The Man n'est sans doute pas parfait, et connait même quelques faiblesses mais il est porteur d'espoir et c'est plutôt la satisfaction qui l'emporte lorsque s'achève ce disque feutré.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 01-09-2008

A voir également :

http://www.myspace.com/simonewhite

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