.:.Chronique.:.

Pochette

Bug, The

London Zoo

[Ninja Tune::2008]

|01 Angry (feat. Tippa Irie)|02 Murder Me (feat. Ricky Ranking)|03 Skeng (feat. Killa P & Flowdan)|04 Too Much Pain (feat. Ricky Ranking & Aya)|05 Insane (feat. Warrior Queen)|06 Jah War (feat. Flowdan)|07 Fuckaz (feat.Spaceape)|08 You & Me (feat. Roger Robinson)|09 Freak Freak|10 Warning (feat. Flowdan)|11 Poison Dart (feat. Warrior Queen)|12 Judgement (feat. Ricky Ranking)|

Avec un curriculum vitae aussi épais que le bottin téléphonique, Kevin Martin n'a sans doute pas besoin qu'on résume sa carrière en quelques lignes. Figure incontournable du dubstep, Martin aura été de tous les combats, multipliant les collaborations, apparaissant dans nombre de formations comme Techno Animal ou God et est demandé de toutes parts pour la réalisation de remixes. Son activisme est un modèle du genre et ce nouvel album est le témoin de sa capacité à être l'un des personnages les plus inventifs et respectés de son temps. C'est sans doute pour cette raison que Kevin Martin est ici aussi bien entouré. Ainsi Warrior Queen, Flowdan et Ricky Ranking se sont investis pleinement dans ce disque qui met en exergue des influences venant autant du dancehall que du hip-hop. Ajoutez à cela les apparitions de Tippa Irie, Spaceape, Roger Robinson, Killa P et Aya et vous renforcez des sensations déjà fortes. London Zoo est d'une richesse sonore appréciable et les associations fonctionnent au-delà de toute espérance. Ca fuse de toute part, Martin et ses camarades semblant intarissables. Pour bien assimiler toute la force de ce disque, il apparaît nécessaire de l'écouter à un volume élevé. On prend alors toute la mesure des efforts consentis par The Bug.

Pour autant, il n'y a pas de surenchère sur London Zoo et encore moins de dérapages incontrôlés. Tout est maitrisé de A à Z. On ne peut pas mettre en doute le sérieux et la qualité profonde des morceaux de Kevin Martin et de ses acolytes. Même si, à la base, on n'est pas un adepte du style employé, il faudrait être sacrément malhonnête pour ne pas reconnaître qu'il y a là un effort inhabituel de création sonore. Il faut même s'y reprendre à plusieurs fois pour se rendre compte de toutes les subtilités de l'album. En soi, c'est plutôt bon signe. Cela montre que l'on peut écouter ce disque en boucle sans montrer le moindre signe de lassitude et aller de surprise en surprise. Ceci étant, Kevin Martin n'en est pas rendu à faire du triomphalisme. La concurrence reste rude et le dubstep est véritablement en plein essor. Avec London Zoo il prend une petite longueur d'avance. Mais pour combien de temps encore?

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 21-08-2008

A voir également :

http://www.ninjatune.net

http://www.myspace.com/thebuguk

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