.:.Chronique.:.

Pochette

Caputo

A Fondness For Hometown Scars

[Suburban Records::2008]

|01 Crawling|02 In December|03 Troubles Down|04 In This Life|05 Nothing To Lose|06 Sad Eyed Lady|07 Silver Candy|08 Got Monsters|09 Son Of A Gun|10 Devils Pride|11 Bleed For Something Beautiful|12 Society's Deep Sleep|

De Life Of Agony, je n'avais qu'une lointaine évocation, suffisante pour ne plus me rappeler qui pouvait bien être Keith Caputo. Revenu d'entre les morts, Life Agony, qui avait splitté en 1999, est réapparu en 2003 avec le line-up d'origine. Cela n'a pas empêché Caputo de suivre en parallèle une carrière solo qui connaît un nouveau rebond avec ce A Fondness For Hometown Scars, sa quatrième réalisation. Si les albums de Life Of Agony n'ont pas laissé un souvenir impérissable, ceux de Caputo ont un peu suivi le même chemin par chez nous. Toutefois, ce dernier disque pourrait bien remettre les pendules à l'heure et rattraper une partie du retard accumulé sans le combler tout à fait. A Fondness For Hometown Scars est quelque peu inégal et bien qu'il soit éloigné de la veine métal de Life Of Agony, son approche pop-rock connaît des hauts et des bas. Disons que l'inspiration de Keith Caputo n'est pas toujours à la mesure de ce qu'il est capable de faire. Malgré tout, ce disque reste assez agréable à l'écoute, même si on voit bien qu'on ne tient pas là la huitième merveille du monde.

Finalement, à part quelques poncifs bien sentis, l'album se digère avec aisance sans que cela ne choque outre mesure. Keith Caputo est comme ces nombreux outsiders, il n'est pas marqué par le plus pur génie mais sa musique est profondément honnête et offre des pistes intéressantes. Il est dommage qu'il ne sache pas se montrer plus homogène sur la longueur d'un disque. Ainsi, son style des plus classiques, présentant une musique pop-rock fm largement améliorée, tombe à plat une fois sur deux. Si certains morceaux sont assez jubilatoires ("Crawling", "Nothing To Lose", "Society's Deep Sleep", ...), pour les autres, on attend gentiment que cela se termine. C'est aussi simple que cela. Keith Caputo a donc deux visages. Celui d'un type capable du meilleur et celui du musicien qui ne force pas forcément son talent pour essayer de passer au stade supérieur. On peut sans doute le regretter mais peut-être se sent-il très bien là où il se trouve. Quoi qu'on puisse penser, cela n'enlèvera pas à ce disque son caractère plaisant et quasiment hors mode.

note : 6

par Fabien, chronique publiée le 12-08-2008

A voir également :

http://www.keithcaputo.com

http://www.myspace.com/keithcaputo

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