.:.Chronique.:.

Pochette

Dresden Dolls, The

No, Virginia

[Roadrunner::2008]

|01 Dear Jenny|02 Night Reconnaissance|03 The Mouse And The Model|04 Ultima Esperanza|05 The Gardener|06 Lonesome Organist Rapes Page-Turner|07 Sorry Bunch|08 Pretty In Pink|09 The Kill|10 The Sheep Song|11 Boston|

Alors que Yes, Virginia avait laissé un sentiment un peu mitigé, le présent album arrive comme un complément qui pourrait infirmer une petite déception. Celle-ci n'a pourtant pas entamé le moral des fans de la première heure. Et ce n'est pas cet album qui les feront changer d'avis. Un album, en fait, qui n'en est pas vraiment un mais plus une sorte de compilation. No, Virginia reprend, en effet, d'anciens titres jusque là jamais pressés sur disque. Le lien avec Yes, Virginia tient surtout au fait qu'une bonne partie des morceaux est issue des sessions d'enregistrement de cet album. De fait, on lui trouvera une similitude circonstanciée. Pour autant, ce qui aurait pu être un disque complètement décousu et sans cohérence, se révèle bien plus juste et plus solide que prévu. Bien qu'il n'y ait rien de vraiment neuf dans l'univers punk-cabaret (appellation qu'ils acceptent volontiers) on s'étonne que ces morceaux n'aient pas été publiés avant. A l'évidence The Dresden Dolls montrent qu'ils ont de la réserve et que No, Virginia n'est pas un projet secondaire juste fait pour satisfaire les attentes d'un public avide. En soi on peut vraiment considérer No, Virginia comme un album à part entière tant on a l'impression qu'on a pas raclé ici les fonds de tiroir.

La formule menée par Amanda Palmer et Brian Viglione fonctionne plus que jamais. Même si la formation ne se renouvèle pas vraiment, No, Virginia va au delà du minimum syndical. On entre dans ce disque avec confiance, on se plaît à le trouver plutôt bon et on ne doute pas vraiment que The Dresden Dolls se soit construit une identité qui lui est propre. Personne, jusqu'ici n'est venu réellement les chatouiller sur leur terrain. C'est un petit soulagement en même temps car on voit mal comment d'autres pourraient dépasser le couple, surtout quand il atteint ce niveau. Les mauvaises langues pourront bien dire qu'ils peuvent rester seuls sur ce créneau, que ça ne dérangera personne, mais il faut reconnaitre que tant que The Dresden Dolls connaîtront ce niveau d'excellence ils n'auront pas de réelle concurrence. Ce qui n'aurait du être qu'un album bis se révèle donc comme bien plus. Qui s'en plaindra ?

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 16-07-2008

A voir également :

http://www.dresdendolls.com/thevirginiaarchives

?>