.:.Chronique.:.

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Warehouse

Escape Plan Foiled

[Darenne::2008]

|01 Parasite|02 We Free Kings|03 Cassette Compilation Supestar|04 The Reluctant Kamikazee|05 Bathroom Man|06 Teenage Fuckup|07 Catchee Monkey|08 Chargehand|09 Take Me Black Hole|10 Exit|11 Unemployed/Unemployable|

Il y a des noms qui sont parfois un peu difficiles à porter. Non pas qu'ils soient ridicules mais plutôt en raison de leur pesanteur. Sans leur faire injure, Warehouse 99 Project était un nom qui sentait un peu la boursouflure. Raccourci à Warehouse, le trio franco-gallois gagne en impact et colle mieux à la musique qu'il produit. C'était donc la première bonne chose à faire. La deuxième aura été de réaliser ce disque qui aura le mérite de remettre le groupe sur le devant d'une scène déjà bien encombrée. La formation menée par David K.Alderman, que l'on aura vu dans Guapo, Slowjam ou Soldier Dolls, ne se formalise pas pour autant et mène sa barque avec une belle assurance. D'ailleurs dans le genre indie-rock à tendance noisy, Warehouse n'a de leçons à recevoir de personne. Parasite, le morceau qui ouvre Escape Plan Foiled, met tout de suite les points sur les i. Ce qui vient dans son sillage est du même tonneau. C'est tendu, aussi maitrisé qu'explosif, plein d'envie et clairement inspiré par la vague américaine qui comprenait les Slint, Melvins, Jesus Lizard, Big Black et autres groupes du même acabit qui ont fait la gloire du rock US de ces vingt à trente dernières années. Warehouse est donc ce condensé de culture rock, exemplaire dans la forme, irréprochable sur le fond.

En soi, Warehouse n'est pas le genre de groupe dont le fonds de commerce repose sur une seule et même idée. Loin d'être droits dans leurs bottes, Alderman et ses camarades s'évertuent à se renouveler à chaque morceau mais avec ce souci de ne pas s'éparpiller pour autant. C'est pour cela que Escape Plan Foiled est vraiment passionnant car jamais sur le même pied ou la même humeur. Ce qui ne veut pas dire que l'album est inégal, bien au contraire. Il y a suffisamment de qualités et d'inventivité dans les morceaux de Warehouse pour qu'on y trouve son compte. A n'en pas douter, Warehouse est bien à son meilleur et semble regarder l'avenir avec autant d'appétit que de sérénité. Une réussite qui tient également au travail impeccable réalisé par Lionel Darenne, qui a collaboré quelque temps avec Steve Albini, lequel n'y est sans doute pas étranger. On savoure et on se dit que l'indie-rock est encore très loin d'être mort et qu'il se porte plutôt bien. Le problème est que seuls ceux qui sont spécialistes de la chose sont au courant.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 25-06-2008

A voir également :

http://www.myspace.com/warehouse99project

http://www.myspace.com/darenne

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