.:.Chronique.:.

Pochette

Walking The Cow

Genghis Kahn vs Sarah Cat

[Les Diks Qui Sautent::2007]

|01 Dobro|02 Transexual|03 Red Soul Box|04 Shapes|05 Too Many Noises|06 French Kick|07 Rock'n'Roll|08 Mini Farfisa (The Sky Is In A Bad Mood)|09 Pieces|

C'est bien beau de parler de musiciens qui sortent des disques sur des labels reconnus. Difficile de faire autrement. Cependant il est tout aussi important de supporter ceux, malgré leur petite taille, font ce travail de fond, donnent une chance à des artistes qui n'ont pas encore de notoriété, et ont une démarche de passionnés. Ca fait peut-être un peu cliché que de dire cela mais c'est toujours d'actualité. Il faut le rabâcher sans cesse pour que la flamme ne s'éteigne pas. Ainsi le travail réalisé par Les Diks Qui Sautent se doit d'être salué. Leur catalogue est rempli d'illustres inconnus (ou presque) mais la qualité est au rendez-vous, sans fioritures, sans parti pris et encore moins de prise de tête ou de m'as-tu-vu. C'est alors l'occasion de découvrir ce groupe florentin qu'est Walking The Cow et qui s'adonne, une fois n'est pas coutume, à un néo-folk efficace et inspiré. Disons que le folk, qui sert un peu de fil conducteur à leur musique, n'est pas figé dans les clichés qui ont tendance à venir s'incruster un peu partout ces derniers temps. Walking The Cow trouve son salut en se tournant vers une indie-pop plus moderne où les formats acoustiques ont leur place autant que les incursions électroniques.

Qu'ils choisissent des lignes claires ou des chemins un peu plus biscornus, les Italiens réalisent ici un album sur le ton de la rêverie et de la flânerie. Ajoutez à cela des connotations cinématographiques et on aura là tous les ingrédients qui constituent l'alchimie créée par le groupe. Alors oui, Walking The Cow n'est pas qu'un groupe de plus qui se serait engouffré dans la veine folk pour suivre bêtement le troupeau. Il sait prendre de l'altitude quand il le faut, mais avec une certaine décontraction, laissant cette impression de déambulation champêtre où le temps n'est qu'une variable à l'importance négligeable. On s'étonne alors que ce groupe soit encore dans un relatif anonymat. Enfin, on ne s'étonne qu'à moitié car on pourrait aisément trouver des cas similaires à Walking The Cow, qui n'arrivent pas à s'extraire de l'énorme masse de formations qui gravitent dans la sphère internet. C'est bien dommage parce que pendant chacune des trente-trois minutes de ce disque il n'y a que du bonheur.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 06-06-2008

A voir également :

http://www.myspace.com/walkingthecow

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