.:.Chronique.:.

Pochette

Lack

Saturate At Every Atom

[Play/Rec::2008]

|01 Behead|02 Cph|03 Indie Kids Wear The Keffiyeh But Can't Spell PLO|04 Bombing The Moon|05 Naked Girls|06 I Want You To Call Me Peter North|07 Happiest Thing Alive|08 Watchmen|09 O.R.A.L. (oral relationships are for losers)|10 Hund|11 Cocky|12 Continuum|13 Italian Shoes, Asylum Suicides|

Les Danois de Lack n'ont jamais fait les choses à moitié. Que ce soit musicalement ou dans leur engagement politique, ils ont toujours été au bout de leurs idées. Du moins on leur accorde une sincérité qui ne saurait être remise en cause de quelque manière que ce fût. Après dix ans d'activisme, Lack ne baisse pas la garde et ce troisième album ne fait pas dans la demi-mesure. Souvent affilié à des groupes comme Fugazi, Shellac, Menfolk ou Ricaine, Lack s'est spécialisé dans une musique des plus directe et pour le moins héroïque. La formule fonctionne et ce, sans doute au-delà de toutes les espérances. Au passage, le quatuor n'est pas avare en morceaux finement montés. Avec une basse et une batterie lourdes qui décochent des salves rythmiques aussi agressives que jouissives, elles trouvent une réponse adéquate avec des guitares et un chanteur qui manœuvrent avec une aisance louable et une énergie à déterrer les morts. Lack est en ordre de marche et rien ne semble pouvoir les arrêter. Pour autant le groupe n'est pas non plus une sorte de rouleau compresseur qui écraserait tout sur son passage, sans distinction. Il y a plus de subtilité dans l'approche de la formation. Ils ont parfaitement compris cet adage, qui leur va comme un gant, qui dit que “sans maîtrise, la puissance n'est rien”. Maîtrise et puissance sont les ingrédients principaux de cet échappée qui tient bien haut la flamme de la contestation.

Bien sûr on pourra très facilement trouver plus extrémiste que Lack, plus radical dans la forme et dans le fond mais ce groupe reste encore préférable à n'importe quel autre dont les indignations se résument à dire que la guerre ce n'est pas beau (ou un glaviot du même genre). Leur implication est à mettre sur le même pied d'égalité de leurs ainés américains. Si leurs débuts ont été quelques peu balbutiants, Lack s'est constitué une carapace des plus solides qui ne s'est, pour l'instant, jamais fissurée. Au moins, ici, nous sommes vite rassurés sur la marchandise. Pas d'entourloupe à l'horizon. Le disque peut tourner en boucle, les montées d'adrénaline sont toujours au rendez-vous. Finalement, il ne leur manque plus qu'une reconnaissance internationale. Du moment qu'ils ne renoncent pas à leurs idéaux (qu'on espère pas de circonstance) on sera prêts à les aider dans la conquête du monde.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 09-05-2008

A voir également :

http://www.myspace.com/lackbetherepulse

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