.:.Chronique.:.

Pochette

Demure, George

Boomtown Medallion

[August Day / Tirk::2008]

|01 I Think I'm In Love With Lauren Bacall|02 Paperclip Millionaire|03 Heavy Traffic|04 New Confrontation|05 Forgive Me Eliza|06 Dancing Like A Foot|07 My Baby's Gone|08 Check|09 Send Him To Memphis|10 The Music Box|11 Sorrow|12 North Of The Twisted Wheel|

Après une bonne décennie passée sous les bons auspices de l'électronique tous azimuts George Demure a, tout à coup, retrouvé des vertus à la guitare et à sa propre voix. Il faut dire qu'en tant que fils de Richard Thompson il avait de qui tenir. Par contre il sera hors de question pour lui de marcher sur les traces de papa. Exit donc toute référence à la folk, pas d'hommage à Fairport Convention et encore moins de signes d'amour filial (c'est pour dire, il préfère même reprendre un morceau de David Bowie). D'ailleurs ce n'est pas, ici, le sujet. Tout est axé sur une électro-pop aux intonations très british, un peu crâneuse, sûre de son fait et bâtie autour d'un personnage haut en couleurs qui joue au dandy à la splendide arrogance. Même si le disque ne convainc pas toujours il convient de constater que Demure possède une belle aisance et qu'il sait manier l'art de créer des effets stylistiques subtils et aux arrangements soignés. Bien sûr on pourra trouver le personnage imbuvable (surtout si on voit ses clips) mais peut-être n'est-ce qu'un rôle joué par l'Ecossais. Tout demeure possible.

Ceci étant on a l'impression que le bonhomme en garde encore sous la godasse histoire de se donner une marge de progression dont il est difficile, pour nous, de mesurer l'étendue. On sait Demure suffisamment expérimenté et bon mélodiste pour qu'à terme, il mette tout le monde d'accord autour d'un disque imparable. En attendant Boomtown Medallion tutoie le chaud bouillant et le tiède. Cela vaut encore mieux qu'un disque à l'encéphalogramme plat. On ne va tout de même pas faire la fine bouche dont les grosses qualités sont nettement supérieures aux défauts. Dans cette pop qui a encore, décidément, un peu de mal à sortir des années 80 (malgré quelques escapades jazz ou rock) il est évident que George Demure n'est pas un sous-fifre et qu'il maîtrise les arcanes d'un genre qui a aujourd'hui du mal à se trouver de nouveaux héros. L'Ecossais laisse entrevoir un espoir mais dans ce monde cruel l'espoir ne suffit pas. Il faut frapper fort ou disparaître. La jungle. Dans cette lutte notre homme est plutôt bien parti pour survivre.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 28-04-2008

A voir également :

http://www.georgedemure.com

http://www.myspace.com/demurettes

?>