.:.Chronique.:.

Pochette

Teamforest

Leave

[Eglantine Records::2008]

|01 Leave The North, Head Southwards|02 Leave The Boys Of Summer|03 Leave All Your Doubts About Me|04 Leave Palaces And Castles|05 Leave Another Opportunity To Feel Better|06 Leave This Town (On Bicycle)|07 Leave Your Dreams|08 Leave Your Personal Role Model|09 Leave Festivus|10 Leave The Thing You Love The Most|

Entre un ep chez Morr Music et quelques participations éparses sur des compilations, Philipp Bückle n'est pas quelqu'un de fondamentalement pressé. Sa discrétion est sans doute regrettable quand on sait de quoi est capable le personnage. Entre folk et electronica Teamforest a trouvé un juste équilibre qui est porté par une douce mélancolie. Avec une certaine application Bückle étend ses mélodies aux accents matinaux avec une simplicité toute naturelle. Par moments il nous rappelle les efforts d'une Michaela Melian qui avec des séquences musicales courtes et répétitives ajoutées à une production soignée arrivait à envoûter son auditoire avec des morceaux tout à fait hypnotisants. Bückle y rajoute un peu plus de malléabilité, un peu plus de culture pop. Ainsi un morceau comme Leave All Doubts About Me ne peut guère faire de doute sur la filiation. Consciente ou non, celle-ci est assez troublante mais n'est pas pour déplaire. Leave se vit alors comme un court rêve qui vient caresser vos sens avec une habileté pour le moins déconcertante. Pour cela il ne lui aura fallu que peu de choses : un mélodica, une guitare et un laptop. Le tout utilisé avec sobriété et inspiration donne un Leave d'une beauté diaphane des plus agréables.

Alors oui on peut avoir des regrets. Des regrets parce que Bückle aurait pu se manifester plus tôt et nous ne sommes même pas sûrs qu'il donne tout de suite un successeur à ce disque. Teamforest est donc ce genre de projet un peu rare qui, à chacune de ses sorties, donne le meilleur de lui-même avec énormément de sincérité. Jouant de subtilité de bout en bout on reste tout de même sur notre faim lorsque l'on s'aperçoit que le disque ne dure qu'à peine plus d'une demi-heure. Il faut alors apprécier chaque instant, se régaler de toutes les petites subtilités de l'Allemand et se contenter, finalement, de ce que l'on a sous la main. C'est presque cruel mais rien n'empêche d'enclencher la touche repeat de son lecteur et de prolonger le plaisir infime que nous procure chaque morceau de l'album. L'effort n'est pas surhumain et, franchement, il y a tout à y gagner.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 14-04-2008

A voir également :

http://www.teamforest.de

http://www.eglantinerecords.com

?>